Le 4 juillet « Vers la dépendance nationale du médicament? »

L’après-midi du JCR-Institut du 4 juillet

Déroulement :
Le 4 juillet 2020
au 26 rue Goule de Laval – 34790 GRABELS
stationnement dans la rue SVP
répondre pour le 22 juin 2020

  • 17 à 17h30 accueil autour de tableaux de France GOALARD, de Maurice JACOB et quelques oeuvres modernes de mon frère,
  • 17h30 à 17h45 présentation de la démarche du JCR Institut – présentation de Maurice JACOB
  • 17h30 à 18h30 : conférence autour de la piscine
  • 18h30 à 19h30 : questions réponses,
  • Ensuite : « repas tiré du sac” pour ceux qui voudraient poursuivre en toute convivialité autour de la piscine,
  • Enfin, si le temps le permet, si certains ont pris leur guitare et selon l’humeur, petit boeuf acoustique improvisé.

N.B. : certains s’interrogent. Le JCR-Institut reprend bien du service dans un nouveau domaine, fini la gestion de projet (quoique) et bienvenue à la compréhension de notre époque bien mouvementée.

Publié dans Garder le cap, Santé | Un commentaire

L’art de maîtriser les crises

Tout décideur est confronté un jour ou l’autre à une crise qui est une rupture avec le fonctionnement courant. Il n’est pas facile de faire face à ces situations inattendues. 3 est le chiffre magique de la gestion de crise, voici quelques conseils de spécialiste en commençant par définir ce dont on parle.

La crise? De quoi s’agit-il?

Une crise est la  conséquence de tout événement inattendu, qui  bouleverse le fonctionnement d’une organisation.

Elle conduit à prendre des décisions dans un contexte qui se caractérise par :

  • un effet de surprise
  • un contexte de rupture avec les savoir-faire et les savoirs habituels
  • un contexte d‘urgence
  • un « défi » pour les décideurs

La crise constitue un moment de vérité du comportement des décideurs.

Ce défi des décideurs est marqué par :

  • l’importance des enjeux, (bien souvent considérables)
  • l’accélération du temps (pour l’avoir vécu, le temps passe trop vite)
  • la complexité de l’analyse et de la décision liée au nombre inhabituels d’acteurs et de facteurs, (ex. : les chinois, les italiens, l’Europe, les laboratoires, les professionnels de santé ……)
  •  le doute croissant dû au danger déstabilisant et destructeur, (ex. : chloroquine ou pas chloroquine? Quand on a peur, on perd un peu l’entendement)
  • de nouveaux acteurs
  • la saturation des capacités de communication

3 périodes (avant, pendant, après)

Tout se joue dans la phase préliminaire. En effet des décisions prises et de la mise en place d’une organisation efficace dépendent la bonne maîtrise de la crise dans ses phases aigüe et chronique. Encore faut-il prendre consciences que l’accident est possible voire imminent. C’est pendant cette période qu’on peaufine sa préparation (ex. : en achetant des masques ).

Le décideur doit être clairvoyant

3 obsessions du décideur : un défi, un objectif, une exigence

La rupture occasionnée par la crise doit être surmontée en pensant autrement, en attachant à la phase préliminaire toute son importance et en prévenant (gouverner c’est prévoir – Adolphe THIERS) .
Par ailleurs, sortir d’une crise par le haut nécessite de la cohérence ; on peut même parler de discipline intellectuelle.
Enfin la rigueur est de mise (sans rigidité) dans la réflexion comme dans l’action.

Il faut à tout prix que le proverbe ukrainien ne s’applique pas :
« Quand les drapeaux claquent, toute l’intelligence est dans la trompette »

3 niveaux de management

  1. Stratégie / conception : oblige à une vision synthétique et à long terme. Concevoir permet de donner du sens à l’action et de partager un objectif commun pour plus de cohérence dans l’xécution.
    Résultats : stratégie, directives, conception
  2. Conduite / pilotage : rien ne se passe jamais comme prévu, il faut adapter au coup par coup, en fonction de la situation et dans le cadre de la stratégie retenue
    Résultats : ordres de conduite / synthèses
  3. Exécution : conservant les objectifs stratégiques comme buts ultimes, cadré par les ordres de conduite, l’exécution s’inscrit dans une autonomie d’action limitée par une discipline raisonnée. Dans des circonstances complexes, la capacité de réagir à l’imprévu de manière appropriée est essentielle.
    Résultats : compte rendus d’exécution

Les crises mettent à rude épreuve l’excellence de tous, il convient dés lors d’agir en homme de réflexion et de réfléchir en homme d’action.                                                                       (André MALRAUX)

Raisonnement

3 principes :

  1. indépendance de la réflexion : chaque partie prenante analyse séparément la situation et en déduit les points clés de son point de vue,
  2. Communauté de la décision : ces points de vue sont mis en commun et analysés pour une décision unique et cohérente,
  3. Discipline active dans l’exécution : il est important que tous s’imprègnent de la décision pour en assurer l’éxécution la plus fidèle et dans l’esprit des objectifs fixés.

3 temps

Il est bien entendu que la phase préliminaire est de toute première importance permettant de définir qui, où, quand et comment la cellule de crise fonctionnera.(un gymnase paraît une structure appropriée pour une crise du type covid 19).
L’analyse des objectifs que l’on s’est fixés et de l’environnement (souvent complexe) pour en dégager des points clés est un travail par équipes spécialisées par domaine (finance, santé, diplomatie, transport …). La conception d’une stratégie est au contraire un travail d’une seule équipe fédérant les résultats de la phase d’analyse. Ce travail de cohésion et de choix permet de définir un objectif unique (tangible et calé dans le temps) dont dépend la réussite.
Enfin, l’exécution consiste à traduire la stratégie retenue en directives et tableau de bord, puis de suivre l’évolution qui peut conduire à reprendre le processus à son début si les conditions ont beaucoup évoluées.

« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : Polissez-le sans cesse et le repolissez. »                                                    (Nicolas BOILEAU)

Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout.
Le prochain article sera : « La communication de crise : une valse à 3 temps »
(encore le chiffre 3)

Publié dans Garder le cap, Information | 3 commentaires

Nous entrons enfin dans le 21° siècle

L’histoire ne fait jamais coïncider les siècle avec le calendrier, mais avec un changement de paradigme. Aussi, la question de savoir quand le XXI° siècle commence réellement me semble légitime.

Quelle est la marque du XX° siècle?

Le XX° siècle a connu deux guerres mondiales particulièrement meurtrières (plus jamais cela) suivie de périodes de reconstruction et de progrès. Le nucléaire, la chimie du charbon et du pétrole, l’industrie agro-alimentaire se développent rapidement sur fond de guerre froide. Les femmes s’émancipent et l’homme marche sur la lune. Les 30 glorieuses sont suivies de l’effondrement de l’URSS et de la réunification de l’Allemagne ; la voie est libre pour un capitalisme sans contrainte.
Dés lors, les inégalités se creusent, les parachutes dorés sont indécents, les gouvernements manquent de courage et la dette augmente et le politiquement correct s’impose.

La rupture du Covid 19

Le résultat est devant nos yeux étonnés : pas de gels hydro-alcooliques, pas de masques, pas de gants, pas de tests. Le gouvernement est incapable de donner les moyens de se protéger à ceux qui en ont besoin. Nous sommes dirigés par un Jupiter de pacotille, le ministre de la santé quitte son poste au moment critique : rien ne va plus dans notre démocratie.
Le confinement nous donne le temps de faire une pause et de réaliser, enfin, les failles de notre système.
Plusieurs questions se posent pour changer de paradigme:

  • faut-il relocaliser certaines productions nécessaires à notre indépendance nationale ?
  • Comment conserver ce lien social essentiel que le travail  nous offre (merci MASLOW) ?
  • L’Europe est particulièrement désunie dans l’adversité, ne doit-elle pas revoir ses institutions et traités ?
  • Notre système politique est un empilement de structures gourmandes en énergie (communes, communautés de communes, métropoles, départements, régions …) Ne faut-il pas simplifier et amaigrir ce système ?
  • Comment simplifier les règlementations complexes et parfois contradictoires, ainsi qu’une administration tatillonne ?
  • Ne faut-il pas remettre de l’ordre dans nos finances publiques ?

Pour répondre à ces questions, il ne faut pas un gouvernement de « grands diseux » (et « petits faiseux » comme disent les normands) mais au contraire de responsables compétents commandés par un chef charismatique et expérimenté doté d’une belle personnalité. Les périodes de crise font souvent émerger ce genre de  personnalité : espérons.

Pour ma part, je pense que nous sommes entrés définitivement dans le XXI° siècle.

Publié dans Garder le cap | 16 commentaires

Complainte du ras le bol

J’assume et je dis merde à ces marchands de peur,
Qui par leurs seuls dictats veulent notre bonheur.
Réfléchir sur la vie, c’est perdre la raison,
Apprendre tout par cœur, la loi télévision.
Il faut suivre machin, qui est le nouveau Dieu,
Il faut manger du bio et vous serez heureux,
Le sel est à combattre, gluten au pilori,
Ne pas compter ses pas, mais c’est de la folie,
Contre le désespoir mettez-vous un collier,
Car la chaîne est offerte pour mieux vous attacher,
Laissez faire les Grands sans chercher à comprendre,
Trois pilules le soir, et pourquoi donc apprendre,
Tout ira à merveille, pas question qu’on s’insurge.
Relisez RABELAIS, et devenez Panurge,
Vous, brebis du troupeau, bêlant sur internet,
Le savoir injecté pour être analphabète,
Je suis le roi robot, même plus de méthode,
J’appuis sur un bouton et je rentre mon code,
Je suis gesticulant comme on me l’a appris,
Comme un tout un chacun je deviens un zombi.

Mais alors ???

Alors !!! quand prendrons-nous en main notre destin ?
Raisonné, raisonnable, en devenant quelqu’un,
De l’Homme réfléchi en suivant le chemin,
Pour être responsable, et sans être un tribun,
Regarder l’avenir, sans oublier de voir,
Et le bien et le mal pour poursuivre l’Histoire,
Etre un Homme debout en chérissant la Femme
Sans aucun artifice pour déclarer sa flamme.

Pour moi, tout va très bien, ma lyre dans les mains,
Je chante la nature, et lis dans les étoiles,
Et je vis aujourd’hui sans penser à demain
Sûr un jour qu’il faudra penser hisser la-voile,
Voguer sur le bonheur et surfer sur l’espoir,
Avant que sous la dalle, je vois mon dernier soir.

Maurice Jacob     Montpellier 04/06/2017

Publié dans Garder le cap, Information, Société | Un commentaire

Cher numérique : 1 fabrication

Cette galerie contient 4 photos.

La production des outils du numérique est énergie-vorace La production des outils du numérique coûte cher, bien que ce ne soit pas évident à l’achat puisqu’une partie du coût est pris en charge par les fournisseurs de solution (orange, SFR, … Continuer la lecture

Toutes les galeries | Laisser un commentaire

Les deux compteurs

ou « un exemple d’administration à simplifier »

Un ami possède un appartement hausmanien en secteur sauvegardé de Montpellier. 4,5m de hauteur sous plafond, les chambres de bonne en mezzanine au dessus des pièces de service constituent un appartement de type 2 avec l’inconvénient d’une hauteur sous plafond de 2m environ. Ces 2 appartements autrefois habités par la famille de mon ami pour l’un et de son fils pour l’autre avait un seul abonnement électrique. Après déménagement, mon ami a décidé de louer ces 2 appartements indépendant. Dés lors un deuxième compteur électrique s’impose pour assurer l’indépendance énergétique de chacun. Mon ami demande donc à Enedis un deuxième compteur (5/10/2019)

Episode 1 : Enedis répond en envoyant un formulaire à envoyer aux services de la mairie – Réponse le 16/12/2019 : vous êtes en secteur sauvegardé, vous devez remplir le CERFA 13404 (10 pages) en 4 exemplaires.

Episode 2 : Un courrier complémentaire en LRAR précisait le 20 janvier que le délais d’instruction passait de 1 à 2 mois et que devaient être consultés (pour la pose d’un compteur sans travaux particuliers) :
• l’architecte des bâtiments de France
• DRAC Occitanie
• Service communal d’hygiène et de santé
• Mission grand coeur

Episode 3 : les visites ont commencé le 31 janvier, le service d’hygiène est défavorable pour une raison de hauteur sous plafond (pour la pose d’un compteur !!!!)

Episode 4 : mon ami va certainement laisser tomber la pose de ce compteur (trop long et complexe) et mettre en place des comptages séparés.

Conclusion : pour la pose d’un compteur sur une installation en fonctionnement, que d’énergie dépensée, que de complexité : Kafka est toujours parmi nous et nous coûte peut-être un peu trop cher.

Publié dans Société | 2 commentaires

Réformer l’Etat ?

Notre démocratie est malade d’une concertation défaillante et d’une gouvernance très centralisée. Nos élites sont dépassées par la réalité du terrain et enfin, le gouvernement a du mal à s’organiser dans ces temps de crise. Réformer l’Etat? Est-ce souhaitable? Est-ce possible?

La réforme de l’Etat est nécessaire

Notre démocratie est malade

Quand le citoyen ne se reconnait plus dans dans les décisions de ses dirigeants, la démocratie est en danger. La valse hésitation gouvernementale dans la gestion du COVID et la cacophonie du milieu médical sur fond de lobbying pharmaceutique, en est l’exemple flagrant. Elle conduit à des décisions et une communication détachées des réalités du terrain. La confiance a disparu, alors pas étonnant que 60% des français ne souhaitent pas se faire vacciner. (ils se rappellent également que la communauté scientifique avait arrêté le nuage de Tchernobyl à nos frontières)
                La confiance se mérite  : elle se gagne peu à peu
La concertation avec les parties prenante est défaillante, le processus de décision n’arrive pas à associer les acteurs du terrain à la décision. La décision est « hors sol« 
Dans les temps ordinaires du passé, les lourdeurs administratives pouvaient se justifier par un besoin de prudence et de qualité. Mais les temps ont changé, le monde va de crise en crise, toujours plus vite. Pour plus de rapiditè, la prise de décision nécessite des processus plus participatifs des forces vives du pays .
                     L’Etat doit devenir souple, félin et maneuvrier
Ces processus restent à trouver et à mettre en place ; un petit coup d’oeil vers les spécialistes de la crise  (pompiers, militaires, industrie) pourrait être fructueux.  Il faudrait certainement remettre en cause le bicamérisme et le mille-feuille administratif actuel. La V° république serait-elle à bout de souffle?.
Il ne s’agit ici que de la France, mais l’Europe ne semble pas mieux lotie.

La culture « hors sol » de nos élites

Il ne se passe une journée sans que j’entende des critiques contre les « costumes cravates », et leur culture « hors sol« , qui gouvernent et administrent l’Etat ; Nicolas Machiavel fut un des premiers à faire usage du mot stato dans le sens d’«unité politique d’un peuple qui le double et peut survivre aux allées et venues non seulement des gouvernements mais aussi des formes de gouvernement ». Cette culture « hors sol » de nos élites se manifeste de 3 façons différentes :  sentiment de servir l’Etat (et pas la France), concurrence entre les élites (flagrant entre l’X et l’ENA), et enfin le sentiment diffus que l’erreur leur est  inconcevable.

Servir l’Etat

 Les hauts fonctionnaires au sein des cabinets ministériels sont au service de l’Etat (les grands serviteurs de l’Etat). Plus rarement parle-t-on de la France et des français. C’est ce que j’ai pu constater pendant les 2 années passées proche du cabinet du premier ministre.
La conséquence est fort dommageable pour la France, le gouvernement légifère et les français font leur vie comme ils peuvent en contournant ces textes souvent kafkaïens : on ne saurait les en blâmer.
En corollaire, l’Etat génère sa propre culture de management qui se traduit souvent par des contradictions, des absurdités, des surcouts et une perte de temps.

Concurrence entre les élites

La carrière de grand serviteur de l’Etat passe par une concurrence rude, les joutes se font à fleuret moucheté mais sans concession, surtout quand les écoles d’origine sont différentes. La méfiance est souvent la règle même entre camardes de promotion. Il est fort dommage qu’un potentiel intellectuel de ce haut niveau soit gaspillé dans des luttes picrocholines.

L’erreur est  inconcevable : une confiance en soi excessive

Dans le brouillard des conscience, erre le sentiment diffus qu’un cerveau d’exception formé dans les meilleurs écoles de la république ne peut se tromper. Tout au plus le doute, qui demeure l’exception, conduira à demander son avis à un camarade issu du même moule « hors sol ».

Il faut reconnaitre que nos élites sont dotées de capacités intellectuelles hors du commun ; il ne faut donc pas casser mais réformer le fonctionnement de l’Etat et de ses serviteurs

La réforme de l’Etat est urgente

Quelques questions à se poser

Notre démocratie est malade, nos élites sont « hors sol », dés lors il convient de se poser certaines questions pour aller de l’avant faut-il :

  • supprimer l’ENA, ou faut-il simplement  réformer cette école en modifiant la culture qu’elle transmet? 
  •  diminuer drastiquement le nombre de fonctionnaires diminuant ainsi la capacité d’élaborer de nouveaux textes? 
  • instaurer la parité (grandes écoles, monde du travail) dans les ministères?
  •  repenser le modèle de fonctionnement gouvernemental?

La crise est devenue la norme

La crise est la conséquence de tout évènement inattendu qui bouleverse le fonctionnement d’une organisation. Elle conduit à prendre des décisions dans un contexte qui se caractérise par :

  • un effet de surprise
  • un contexte de rupture
  • un contexte d’urgence

Véritable défi pour les manager, les caractéristiques de la gouvernance de crise sont :

  • l’importance des enjeux
  • accélération du temps
  • complexité (acteurs nouveaux et facteurs nombreux)
  • montée du doute et du danger
  • communication rapidement confuse et/ou contradictoire

Appliquer le management des temps « ordinaires » aux temps de crise, et c’est la catastrophe assurée.(exemple la gestion calamiteuse du COVID)

Quelques pistes pour la réforme de l’Etat

Le « mode projet », peut être utile pour son organisation et son processus. Que soit en cascade ou en mode agile, toutes les méthodes de gestion de projet définissent parfaitement les phases à suivre. Plus particulièrement une phase préalable de recensement de l’existant et de définition de l’objectif puis de recherche d’un effet majeur1 pourrait servir d’exemple. Le principe de qualité intégré pourrait être également  être source d’inspiration.

Les acteurs de la gouvernance « usine à gaz » peuvent être répartis dans 3 cercles concentriques:

  1. au centre : le président conçoit la politique à suivre, le gouvernement conduit cette politique (lois, décrets, règlements) le parlement vote les lois (assure le contrôle)
  2. 2° cercle : les comités « théodules » étudient et conseillent (ils sont actuellement très nombreux et coûtent cher). Par nature indépendant et irresponsables, ils servent parfois de point de chute à certains.( F Bayrou, J. Lang, S. Royal pour les plus connus……)
  3. dernier cercle : les parties prenantes qui tentent d’exécuter comme ils peuvent

Le « mode crise » resserre les liens entre les couches concentriques de management (unité de lieu, unité de temps, cohérence de la décision). Plus la situation s’apparente à une situation de crise et plus l’unité de lieu et de temps est nécessaire pour assurer la cohérence de la décision. Ainsi, les conseils de défense, comité restreint éloigné des parties prenantes  doivent être réservés aux temps « ordinaires » ou à l’extréme urgence quand il vaut mieux une décision imparfaite à pas de décision du tout (mais c’est assez rare).

Ainsi, la gouvernance de l’Etat doit s’appuyer sur une organisation en nid d’abeille autour de l’exécutif sur la base de l’unicité de lieu et de temps pour une meilleure cohérence de la décision avec la réalité du terrain.
A quand le gouvernement dans un gymnase entouré de ses conseillers et des parties prenantes ?

La réforme de l’Etat est nécessaire et possible

L’organisation actuelle fonctionne plutôt bien en temps ordinaires, quoique la lenteur actuelle du processus décision-action n’est peut-être plus adaptée. La gouvernance de l’Etat est centralisée. Tout ce qui dirige et administre le pays depuis les ministres jusqu’aux guichetiers peine à se remettre en cause. Prisonniers de leurs us et coutumes, ils sont les otages du bien faire (dans le respect du règlement) et non de l’efficacité. Cette administration (que parait-il le monde nous envie) génère toujours plus de règles dans lesquelles elle s’empêtre. Une sérieuse remise en cause de l’Etat est plus que jamais nécessaire à l’époque où les GAFAM concurrencent leur légitimité.
La lenteur actuelle du processus information-discussion-décision-action n’est plus adapté à la rapidité du monde moderne. Elle favorise le passage à une organisation inspirée de l’organisation de crise.
La fonction publique a besoin de sang frais et d’idées nouvelles. Elle doit subir une cure d’amaigrissement et de simplification. Saura-t-elle se réformer en profondeur? Le bégaiement gouvernemental à l’occasion de la crise du COVID indique qu’il n’en prend pas le chemin.

Il y a urgence, mais alors que faire, comment le faire? et surtout qui va le faire?

1 Effet majeur : pour les militaires c'est la condition essentielle à réaliser sur les acteurs, le terrain, en un lieu, un moment et pendant un temps donné et qui concrétise le succès de la mission.
Publié dans Garder le cap, Société | 7 commentaires

Géographie de la Turquie : les leviers de sa puissance

drapeau de la Turquie

drapeau de la Turquie

Après l’histoire de la Turquie, je vous propose de nous pencher sur sa géographie qui lui donne une place très particulière dans le monde avec des atouts importants. Le drapeau de la Turquie a été adopté en 1844. La première utilisation du design du drapeau actuel remonte à 1793. Les derniers changements apportés au drapeau de Turquie actuel remontent à 1936.

Géopolitique

  • La Turquie, trait d’union (ou de désunion?) entre l’Europe, le Moyen-Orient et le Caucase :

Présence dans les institutions de l’Europe
Le 22/02/1945, opportuniste, la Turquie déclare la guerre à son allié traditionnel l’Allemagne. Elle gagne ainsi sa présence à la création de l’ONU. En 1947, elle signe des accords de coopération avec les USA et bénéficie du plan Marshall. En 1950, elle rentre au conseil de l’Europe et elle devient membre de l’OTAN en 1952. Une base militaire US y est encore installée mettant la Russie à portée des missiles US
Défiance des pays du  Moyen-Orient
Le souvenir de l’empire Ottoman imprègne les relations avec les pays arabes voisins, nostalgie d’un côté et, de l’autre, méfiance teintée d’aversion. Ces relations ambigües sont encore alourdies par la présence morale de la France et de la Grande-Bretagne auxquels ces pays arabes avaient été confiés (régime du protectorat). Pour ce qui nous concerne, la France a une influence régionale importante qui dérange bien le président Erdogan.
Interventionniste dans le Caucase
Ici aussi le souvenir de l’empire Ottoman imprègne les relations entre états. La Turquie et la Russie se disputent leur influence sur le Caucase.

pomme de discorde

le haut-Karbagh, une pomme de discorde

Prenons l’exemple du Haut-Karabagh, petite république auto proclamée, ce territoire est essentiellement peuplé d’arméniens. Arménie et Azerbaïdjan se le disputent : « J‘avais dit qu’on chasserait (les arméniens) de nos terres comme des chiens et nous l’avons fait » (psdt de l’Azerbaïdjan Ilham Aliev). La première est plus petite et la seconde est manipulée et armée par la Turquie. La géographie de la Turquie place l’Arménie en tenaille avec l’Azerbaïdjan.  Le déséquilibre du rapport de force est encore accentué par la livraison d’armes efficaces par Israël qui dépend pour beaucoup du pétrole de Bakou. Le conflit tourne inéluctablement au détriment de l’Arménie. C’est alors que la Russie impose un cessez le feu reléguant ainsi la Turquie, jusqu’alors maître du jeu, à un rang de puissance subalterne.
Ce cessez le feu met également fin à une « guerre de religion » : « Le haut Karabagh redevient un pays de l’islam et reprend sa place sereine à l’ombre du croissant » (Pdt Erdogan)

  • La géographie de la Turquie la place à la croisée des chemins du gaz et du pétrole

Bordée au nord par la mer noire et au sud par la méditerranée, la Turquie dispose de 7200km de côtes.

les enjeux du gaz et du pétrole

la Turquie : enjeux pétroliers et gaziers

Elle conteste vigoureusement les limites de sa ZEE pour l’heure mal définies (voir la carte) avec la république de Chypre (membre de l’UE) . Cette contestation est d’autant plus forte que cette partie de la méditerranée est très riche en gaz. Certains gisements sont actuellement en exploitation. La Turquie fait monter la pression en envoyant des batiments  de guerre escorter un navire d’exploration turc. Des incidents avec la frégate Courbet ont fait récemment la une  des journaux spécialisés. Le porte avion Charles de Gaulle a également fait une escale remarquée à Chypre (Honi soit qui mal y pense)

1936 la convention de Montreux confie la garde du Bosphore (et du détroit des Dardanelles) à la Turquie au grand dam de Staline, la Russie a toujours voulu conserver un accès sur aux mers chaudes ( l’affaire de la Crimée en est la manifestation récente). La capacité turque de vérouiller les détroits indispensables à la flotte Russe a plaidé pour l’accès de la Turquie dans l’OTAN.

Géographie physique

  • Des paysages variés

La Turquie (pour sa partie orientale) est un grand plateau  (climat continental : peu de pluies +40°c à -40°C – Anatolie et Cappadoce) bordé au nord par la chaine pontique (voir la carte) très  pluvieuse et au sud par les monts Taurus qui présente un climat méditerrannéen. La frontière est également montagneuse (mont Ararat 5166m est le plus haut sommet turc).

  • Le château d’eau du Moyen Orient

le chateau d eau du Moyen-Orient

La Turquie est l’un des pays sismiquement les plus actifs au monde. La région montagneuse à l’est est la source de nombreux cours d’eau (le Tigre et l’Euphrate) qui irriguent bon nombre de pays du moyen orient (Syrie, Iran, Irak). A des fins agricoles et énergétiques la Turquie a établit plusieurs barrages et développe plusieurs projets qui alimentent les tensions avec les pays voisins du Moyen-Orient.

Population

La population turque est forte de 80 millions d’âmes. C’est pays jeune (moyenne d’age 31,4 ans) et en forte croissance démographique (1,3% par an). A elle seule Istambul  compte 12 millions d’habitants. La population turque est homogène si l’on excepte 7% de kurdes. La politique démographique est marquée par :

1 – L’épuration ethnique

L’histoire de la Turquie est jalonnée de progroms, de génocide (non reconnu) et de déplacements forcés de population. Si l’histoire retient surtot le génocide arménien, grecs, chypriotes et kurdes gardent dans leur mémoire collective le souvenir des  souffrances engendrées par cette politique.

2 – Une forte émigration

L’émigration de Turquie revêt un caractère continu, dynamique et contemporain. Aujourd’hui, les migrants de Turquie sont près de 3,5 millions en Europe, dont plus de deux millions en Allemagne, environ 300 000 en France et 100 000 en Belgique. Même si des particularités nationales se font jour, l’ensemble des migrants de Turquie en Europe conservent un attachement matériel et symbolique à la « communauté d’origine ».
A noter la forte émigration kurde depuis 1990 quand l’armée turque a commencé la destruction systématique des villages kurdes qui résistaient à la politique d’Ankara.
En France, la communauté turque est travaillée par les activistes pro Erdogan ( les loups gris aujourd’hui dissous) qui s’affrontent régulièrement violemment avec les communautés arménienne et kurdes (évènements de Dijon).
La forte communauté turque en Allemagne explique peut-être la prudence de cette dernière que l’on peut considérer comme timorée dans la lutte contre l’expansionisme de la Turquie actuelle.

La géographie de la Turquie : les leviers de sa puissance

La géographie de la Turquie lui confère un pouvoir d’influence considérable sur l’Europe, le Moyen-Orient , les pays du Caucase et la Russie. elle contrôle l’accès aux mers chaudes de la Russie,  et les approvisionnement en eau du Moyen-Orient, sa population est jeune, homogène (exceptés les 7% de kurdes), alliée avec l’Azerbaïdjan (« un peuple deux états » président Erdogan) et au carrefour des voies du gaz et du pétrole, la Turquie a un pouvoir d’influence considérable alors que sa diaspora en Europe est un outil de pression qu’il ne faut pas sous-estimer.
Elle en use et en abuse : jusqu’à quand?

Publié dans Garder le cap, Mondialisation | Un commentaire

Ras le bol des caricatures de Charlie

Les caricatures de Charlie sont contestables

Les caricatures de Charlie ne semblent pas poursuivre d’objectif clair, au contraire du Canard enchainé qui dévoile, explique, soulève le voile. Ici pas de but évident si ce n’est de clamer un anti-cléricalisme pur et dur. Au demeurant, l’outrance et la vulgarité sont aux rendez-vous ; personne n’est épargné, personnel politique, chrétiens, musulmans. Je trouve ces caricatures choquantes et de mauvais goût.
Ce mauvais goût ne justifie en rien les morts et les attentats.
Cependant, en école primaire, mon instit hussard de la république éminemment respectable, m’avait appris que la liberté de chacun s’arrêtait où la liberté des autres commençait.  Il en est de même pour le respect : liberté, évidemment, égalité, certainement, fraternité, nous en sommes loin.

France, je ne te comprends plus. Tu favorises le politiquement correct pour ne blesser personne quitte à vider ton discours de son contenu, et par ailleurs tu défends ces caricatures offensantes.

Plusieurs morts injustifiés, des blessures profondes ; n’est-il pas temps de siffler la fin du match?

Notre président en remet une couche

Sur la chaîne de télévision Al Jazeera, notre président persiste et signe, faisant ainsi l’apologie du mauvais goût. Au nom de la liberté de la presse, il tente d’expliquer la position de la France. Sauf que les auditeurs de cette chaîne ont peu de chance de comprendre et d’admettre. les manifestations anti françaises ne se sont pas calmées pour autant pas plus que le boycott des produits nationaux.

Notre président hors sol ne ferait-il pas les affaires de son « ami » Erdogan et de l’islamisme radical?

 

Publié dans Garder le cap, Société | 8 commentaires

Histoire de la Turquie

Il est beaucoup question ces temps-ci de la Turquie et de son président Recep Tayyip Erdoğan qui par ses actes et ses déclarations nous inquiètent. Pour trouver son cap dans cette affaire d’une rare complexité, il faut dans un premier temps s’imprégner de l’histoire de la Turquie puis de sa géographie. Dans un troisième article nous essaierons de nous faire une opinion en analysant les actions et les déclarations récentes de son président.

L’histoire de la Turquie est mouvementée

L’empire Ottoman

histoire de la Turquie - le démembrement de l'empire ottoman

splendeur et décadence de l’empire ottoman

Soliman le magnifique se lance dans une politique de conquêtes couronnée de succès.

  • Cependant en 1565, l’expansion de l’empire Ottoman marque un coup d’arrêt avec l’échec du siège de Malte défendue héroïquement et intelligemment par les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem commandés par Jean de la valette. Ce dernier donnera son nom à la capitale actuelle de l’ile de Malte.  l’empire est alors considérable, il s’étend sur bon nombres de pays arabes actuels et sur une partie de l’Europe centrale.
  • 1840 : Le traité de Londres démantèle l’empire ottoman  (voir la carte).
  • 1918 : après une alliance avec l’Allemagne, la Turquie prend ses frontières actuelles.
    De cette histoire, il reste une nostalgie turque de la grandeur passée, de solides inimitiés (pour le moins) des kurdes, des arméniens, des arabes, des grecs  voire des russes ….
  • 1923 : (24 juillet) le traité de Lausanne impose des échanges de population entre la communauté musulmane de Grèce (500 000) qui doit rejoindre la Turquie  et la communauté orthodoxe de Turquie (3 millons) qui doit rejoindre la Gréce (la moitié émigrerons vers les Etats-Unis). Les grecs restent marqués par le manque d’humanité de cet exode.

La révolution kémaliste

  • 1923 – 1938 :
    Inspirée par la France des lumières, Mustafa Kemal s’appuie sur l’armée pour faire la « révolution à toute vapeur ». Il ambitionne de faire de la Turquie un état laïque moderne  : l’école est gratuite et obligatoire y compris pour les jeunes filles, l’alphabet ottoman est remplacé par l’alphabet latin. Le statut de la femme évolue : égalité avec les hommes, interdiction de la polygamie, de la répudiation et du port du voile, droit de vote et éligibilité, accès aux emplois administratifs. Le code civil s’inspire du code suisse, le code pénal du code italien et le code commercial du code allemand.
    Cependant l’Etat contrôle les religions (Direction des affaires religieuses)
    Enfin, en politique étrangère, la Turquie est fermement attachée au principe de neutralité, elle ne prendra pas part à la deuxième guerre mondiale.
    La révolution kémaliste prendra fin en 1945, le parti démocrate obtenant la majorité des urnes.

La Turquie actuelle

  • 1960  : Un coup d’état renverse le gouvernement au nom de l’armée, le parti démocrate étant accusé de violer la constitution pour rester au pouvoir. Il sera suivi en 1970 d’un nouveau coup d’état puis d’un troisième en 1980, la situation politico-sociale se dégradant .
  • 1983-2002 : un parti politique islamique tente de prendre le pouvoir, il y parvient aux élections de 2002 (parti AKP). Erdogan devient premier ministre  puis en 2003 président de la république.

L’histoire de la Turquie passe par Chypre la déchirée

L’ile de Chypre est emblématique de la complexité de la situation turque.

  • 1925 : Chypre est une colonie de la couronne britannique.
    Naissance d’un mouvement en faveur de l’autodétermination qui n’arrive pas à faire l’unanimité, les grecs souhaitant une union avec la Grèce.
  • 1960 : La république de Chypre devient indépendante sous la présidence de Mgr Makarios (orthodoxe grec) et la vice présidence de Fazil Küçük (turc).
  • 1964 : Les tensions interethniques sont telles que l’ONU déploie une force de maintien de la paix.
  • 1974 : le régime des « colonels grecs » tente un coup d’état pour renverser Mgr Makarios. Aussitôt la Turquie envahit Chypre et s’empare du tiers nord de l’ile poussant à l’exil 80000 chypriotes grecs. (voir la carte)
  • 1983 : La « république turque de Chypre » est proclamée, reconnue uniquement par la Turquie.
  • 2004 : La république de Chypre entre dans l’UE et adopte l’euro en 2008.

Actuellement l’ile est encore séparée par la »ligne verte » qui prend la forme d’un mur coupant ainsi Nicosie en deux (seul un point de passage est ouvert rue Ledra). La force de maintien de la paix est toujours présente avec des effectifs réduits. Les pourparler sur la réunification s’enlisent.

En synthèse

L’histoire de la Turquie lui a attiré de fortes inimitiés en raison de sa politique expansionniste et souvent brutale. Cependant, elle fait partie de toutes les institutions européennes et de l’OTAN depuis 1945. Elle demande son adhésion à l’Europe depuis 1987, mais la Turquie a bien changé et son adhésion à l’UE fait actuellement débat.
Au fil du temps  l’histoire de la Turquie est passée d’un empire à une république laïque stricte, puis  à un islam politique militant. Une constante se dégage, la « Turquie aux turcs » éventuellement par la force.

Faut-il avoir peur de la Turquie? Au vue de son histoire, on peut  pour le moins nourrir quelques craintes.

Publié dans Garder le cap, Mondialisation | 3 commentaires

Le télétravail ? 2 modalités

Nous avons vu les avantages et les risques du télétravail dans un précédent article, il en ressort  2 types de risques (de sécurité et humain) qu’il faut absolument maîtriser faute de quoi on foncerait dans un brouillard épais ; échec assuré. Voici les modalités du télétravail :

Modalités pour maîtriser les risques de sécurité du télétravail

Il y a deux manières de procéder, par le besoin ou par les solutions :

  • par les solutions :
    cette méthode semble plus simple (« avec un VPN je suis tranquille… ») sauf qu’elle conduit à surdimensionner et multiplier les outils de sécurité, ce qui coute cher et ralentit les performances de l’informatique, elle laisse également des « trous dans la raquette »,
  • par le besoin :
    il faut alors faire une analyse assez pointue des besoins en sécurité. Que dois je dois protéger en terme de confidentialité, intégrité et de disponibilité des données et des traitements. Il faut alors confronter les besoins aux menaces (résultat des failles et des menaces.

Bien évidemment, la deuxième méthode offre de nombreux avantages : solutions techniques appropriées gage d’économie malgré un investissement  onéreux, elle oblige à se poser de bonnes questions.

Nous rappelons que la grande majorité des accidents de sécurité sont d’origine humaine, (négligence, perte, vol ….)

Et maintenant des conseils et des solutions

>pour les employés

  1. les consignes de sécurité à la maison sont aoolicables à la maison
  2. séparer les outils pro et personnels
  3. utiliser des mots de passe complexes et renouvelés fréquemment (chaque mois mois et demi)
  4. s’interdire les téléchargements qui ne sont pas cautionnés par l’entreprise
  5. faire les mises à jour de sécurité des appareils
  6. sécuriser les connexion WIFI
  7. équiper vos machines d’un antivirus
  8. attention aux mails, portes ouvertes sur la désinformation et les attaques de sécurité en tous genres

>pour les employeurs

  1. mettre en place des règles précises (charte)
  2. équiper les télétravailleurs d’un équipement ad hoc
  3. durcir la politique de sauvegardes (données et traitements)
  4. mettre en place un VPN (réseau privé virtuel) véritable tunnel sécurisé entre l’entreprise et un télétravailleur
  5. faire la chasse au télétravail « gris » c’est à dire informel qui échappe à la charte
  6. Contrôler l’application des mesures ci dessus et ne pas abandonner les télétravailleurs en matière de sécurité

Modalités pour maîtriser les risques humains du télétravail

L’entreprise comme les salariés ont grand intérêt à ce les modalités du télétravail soient clairement établies afin d’éviter les nombreux pièges qui jalonnent la mise en oeuvre du télétravail

HST :

  • adapter l’ergonomie :
    le travail hors des locaux de l’entreprise ne saurait excuser un poste de travail dépourvu du confort afférent au travail prolongé derrière un ordinateur (posture, vision …..)
  • disposer d’un espace dédié :
    L’environnement (les enfants particulièrement) ne doit pas perturber le télétravailleur. La concentration et/ou les appels visio ou téléphoniques (clientèle, visio conférence …) nécessitent un peu de solitude.

Les coûts :

Qui paye? est une question importante qui doit impérativement être réglée. Il s’agit de l’équipement (ordinateur, ligne, mobilier ….) et de l’usage (frais téléphoniques, toner, fournitures de bureau …)

Psychologie et société :

pyramide de MASLOW

pyramide de MASLOW

  • conserver le lien social
    est essentiel pour le salarié (besoin d’appartenance)
  • clarifier la gestion du temps
    qui peut (doit?) être adaptée à chacun. En effet, il s’agit de prendre en compte à la fois les impératifs de l’employeur et les contraintes du salarié
  • préciser les modalités de contrôle et de management (besoin de sécurité) :
    le contrôle des horaires (35 heures) n’a plus grand sens dans le cas du télétravail, il s’agit donc de trouver (au cas par cas) des moyens de mesure de la qualité et de la quantité du travail fourni (travail par objectifs). Attention, piège : la tendance naturelle et de définir des objectifs trop ambitieux, le droit à la déconnexion devient alors difficile à assurer.

Les modalités qui nous semblent essentielles

  • établir une charte écrite et signée par le télétravailleur (chacun est un cas particulier) et l’employeur
  • privilégier les espaces de co-working proches du domicile du salarié (les élus locaux devraient se sentir interpelés)
  • favoriser les opérations de cohésion et d’intégration
  • favoriser les solutions mixtes (présentiel et télétravail)

En conclusion

Il faut être au clair sur les attendus du télétravail. Le choix est simple entre :

Dans tous les cas, les règles de sécurité informatique devront être appliquées rigoureusement.

 

Quelques références

La prévention des risques du télétravail par « Officiel prévention »
teletravail-et-securite-informatique par Certigna
télétravail, conditions règlementaires et conventionnelles par la CCI Paris-idF

Remerciements

à Louis KOHN pour son aide et ses compétences

 

Publié dans Garder le cap, Numérique, Société | 6 commentaires

Le télétravail ? 1 Pas si simple

Depuis presque 20 ans le concept de télétravail est apparu avec un simple succès d’estime. Depuis il se pratique essentiellement de manière épisodique et sans cadre strict, en particulier par les travailleurs nomades (télétravail gris). La crise du Covid a donné le coup de pouce nécessaire, si bien que le télétravail apparait à beaucoup comme la panacée : qu’en est-il exactement?
86% des salariès utiliseraient leur matériel personnel pour télétravailler. Nous partirons donc de cette hypothèse.

Confort et télétravail

Pour être efficientWXC, il est nécessaire d’être bien dans sa tête comme dans son corps;

confort au bureau

La productivité est de 100% lorsqu’il fait 21,5°C (Lawrence Berkeley National Laboratory)

  1. Bien dans sa tête
    Le télétravail nécessite une bonne dose dautonomie  dont tout le monde n’est pas capable. (à double tranchant) Les temps morts du bureau (machine à café, sollicitations en tout genre, réunions inutiles) sont inexistants laissant la place à un gain de temps et de concentration ; la question étant de savoir à quoi ces gains sont appliqués.
    L‘isolement aussi présente un avers (environnement familier, calme, concentration) et un revers (distance de  la vie de l’entreprise et de ses collègues, solitude face aux clients difficiles, gare aux primes et promotions car « loin des yeux loin du coeur »).
    Le management doit également s’adapter ; comment contrôler une équipe alors que le droit du travail est basé sur le contrôle des horaires (ex. les 35 heures)? Il faut alors parler de contrôle des résultats, de la mission ; une petite révolution en cours.
    Qu’il est enfin agréable de travailler dans un environnement personnalisé et proche de sa famille. Attention toutefois à bien séparer sphères privée et pro ; conflits familiaux en perspective.
  2. Bien dans son corps
    De toute évidence la suppression des aller-retour quotidiens sont appréciés et sont un gage de repos et d‘économie. En outre, les handicapés apprécieront certainement de travailler dans un environnement matériel adapté à leur handicap, mais gare au sentiment d’isolement.

Télétravail et sécurité

télétravail et sécuritéDomaine souvent négligé parce que difficilement accessible au plus grand nombre, la sécurité mérite pourtant une grande attention en même temps qu’une approche pragmatique, curieuse et approfondie. En l’ocurence, le télétravail fait courir de nombreux risques :

  1. Cybersécurité : le risque principal est l‘intrusion dans le réseau pour pirater, bloquer, introduire des vers ou modifier les donnés ….(toutes ces malveillances portent des noms barbares comme compromission, interception, altération…… auxquels il ne faut pas s’arrêter). Les failles potentielles de sécurité sont  nombreuses et variées, elles doivent être comparées aux menaces estimées.
  2. Matériels et infrastructures : depuis le vol d’ordinateur jusqu’à l’oubli dans le train en passant par les petits doigts confiturés et malhabiles, les sources de danger sont multiples (accés à internet plus ou moins aisé, plus ou moins protégé, réseau électrique, accidents ménagers ….)

Equipements et finances du télétravail

Télétravailler c’est polluer la planète, sans pour autant en avoir conscience (l’impact environnemental de la vidéo est 1500 fois plus important que la simple utilisation du téléphone portable).
Afin de pallier aux risques, il faut bien souvent mettre en place des moyens (infrastructures électriques, bureau, réseaux, internet) qui ont un coût et qui nécessitent souvent des compétences techniques pointues (réseau protégé VPN, ordinateurs d’entreprise protégés n’acceptant pas les clés USB, onduleurs, mise aux normes électrique, mise aux normes HST ….)
Les économies engendrées par le télétravail sont conséquentes, qu’il s’agisse de frais de transport (voitures de fonction, primes, carte orange ….) ou d’espace de burau (location, chauffage, énergie, entretien, ménage …)
Bref si télétravailler permet de faire des économies substantielles, il génère aussi des coûts non négligeables. A chacun de faire ses comptes!!!

 

Emploi

Comme pour les centres d’appel, la tentation de délocaliser  les activités éligibles au télétravail est forte (main d’oeuvre moins onéreuse), mais attention de nombreuses désillusions émaillent ce processus.
Les syndicats veillent au grain : seront-ils efficaces?

En conclusion : pas si simple de télétravailler

N’oublions pas la sagesses d’Aristote :

« L’homme est un animal social »

Je sais, c’est un peu tarte à la crème, mais le rappel n’est pas inutile.

Un peu de bon sens pour terminer après cette énumération à la Prévert. Il faut placer le télétravail en perspective des besoins de l’entreprise (en terme de sécurité, efficience et finances) et mettre en oeuvre les moyens et processus nécessaires pour que le jeu en vaille la chandelle.
C’est ce que nous verrons dans un prochain article.

Quelques sites à consulter :

https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/reglementation/developpement-entreprise/droit-social/le-teletravail

https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/la-vie-du-contrat-de-travail/article/teletravail-mode-d-emploi

https://droit-finances.commentcamarche.com/contents/1526-teletravail-definition-loi-et-droits-du-salarie

Publié dans Garder le cap, Numérique, Société | Un commentaire

La conférence « Vers la dépendance nationale du médicament? »

la soirée

Maurice Jacob et René Cicchetti (à la guitare)


Ce premier après-midi du JCR Institut s’est déroulé le 4 juillet par un temps particulièrement agréable. L’exposition des oeuvres (tableaux, sculptures) de France GOALARD, Maurice JACOB et Vincent RUSSIER ont remporté un beau succès, précédant la conférence puis le repas pris en commun et enfin le petit concert imprégnés de convivialité, de douceur, d’érudition et d’humour.

 

A l’exception de quelques défections de dernière minute, la soirée fut exceptionnelle. Je vous donne donc rendez vous à la prochaine, peut-être sur le thème « Les gilets jaunes et le président surgi de nulle part« 

La conférence

Présentation de la démarche « Comprendre notre époque »

Le médicament autrefois produit en officine est maintenant industrialisé au point que le contenu précis des préparations révèle parfois des surprises, mais son coût a bien baissé. Cette industrialisation se paie aussi par une concentration des entreprises pharmaceutiques (en France, de 422 à 240 en 50 ans), par un contrôle qualité moins strict, et par une délocalisation vers l’Inde et la Chine ( En 1970 la production de l’industrie pharmaceutique française était à 87% localisée en France contre 3,7% en 2017). Autre conséquence la pénurie grandissante de préparations parfois très répandues. Ajoutons à cela une règlementation tatillonne (il a fallu un décret pour autoriser les pharmacies à produire du gel hydroalcoolique) portée par une organisation et des procédures complexes.

 

En conclusion

Nous avons les moyens techniques de gagner en indépendance en rapatriant une partie de notre industrie pharmaceutique. Cependant si la production sur le sol national est gage de qualité elle l’est également de coût. Notre système de protection sociale pourra-t-il suivre?

Pourra-t-on payer le prix de l’indépendance nationale du médicament ?


 » Les hommes ont moins d’amour et de respect pour la justice, que d’acharnement au gain ».
( Esope, le Laboureur et l’Arbre)

(pour accéder au texte de la conférence cliquer ici)

Maurice Jacob (notre conférencier artiste)

Maurice JACOB

est pharmacien, Professeur de Pharmacie Galénique/Faculté de pharmacie de Montpellier, Expert international pour le développement des formes galénique et l’obtention des AMM et Co-responsable pour le développement des relations universitaires internationales.
 Il a bien d’autres cordes à son arc …..

Publié dans Garder le cap | Laisser un commentaire

Ces professeurs de médecine qui faisaient le buzz

Nous avons tous été saturés, pendant l’épidémie du Covid-19, par l’intervention de plusieurs professeurs de médecine qui faisaient le buzz en parlant doctement de ce qui était bien ou mal, utile ou inutile, avec parfois des contradictions. Ces mêmes professeurs exercent, dans leur majorité, des rôles consultatifs ou exécutif dans de hautes instances sanitaires. Y aurait-il des conflits d’intérêt?


La sidération

Dans ce contexte,  je suis sidéré à la lecture du France soir du 24/06, quotidien sérieux et digne de confiance. Dans un article intitulé « Revenus versés par BigPharma », il dresse le top 13 des revenus versés par l’industrie pharmaceutique à certains professeurs de médecine, ceux la même dont je vous parlais précédemment.
Ces révélations chiffrées et nominatives éclairent d’un jour nouveau les charges répétées contre le professeur RAOULT et la mésaventure du Lancet. Tout cela ne semble pas bien sérieux pour des personnes auxquelles on a accordé notre confiance.
je n’ai pas connaissance de démenti, ni de réponse à cet article

Conséquences  et interrogations

  1. Quelle crédibilité accorder aux prise de position des instances sanitaires et plus généralement au management de la santé en France et au delà sur la communauté scientifique qui avait arrêté le nuage de Tchernobyl à nos frontières ?
  2. Les sommes versées sont-elles imposables et imposées?
  3. point positif : il est permis de se réjouir que la vérité soit révélée au grand jour
  4. L’autorité de tutelle va-t-elle sanctionner? Il sera intéressant de suivre la suite.
  5. mise en garde : pour se faire une idée juste, il faudrait entendre les intéressés et les labos. Leur mutisme ne plaide pas en leur faveur.

Décidément, notre époque est difficile à comprendre

Pour lire cet article de France-soir :
http://www.francesoir.fr/societe-sante/top-13-des-revenus-annuels-recents-verses-par-lindustrie-pharmaceutique

Publié dans Garder le cap, Santé | Un commentaire

Le nudge : outil de notre manipulation

Le nudge* : Un message simple, qui éveille en nous des émotions.

La communication prend alors une forme d’incitation non violente. Le nudge est né dans les années 70 à la suite d’une étude visant à comprendre les écarts entre les choix effectifs et ceux qui semblaient logiques. Cette théorie passera rapidement de la sphère du marketing (exemple : « attention offre limitée à … ») à celui de la publicité puis récemment de la politique qui fait appel à des experts en sciences comportementales. A ce stade, Il faut citer  le livre de Richard Thalet & Cass Sustein « Nudge, la méthode douce pour inspirer la bonne décision » (2008).

Le général de Gaulle : pionnier du nudge

« Je vous ai compris » quoi de plus court, simple à retenir, de plus ambigüe et enfin de plus trompeur car chacun a compris ce qu’il voulait comprendre. Il avait de même « une certaine idée de la France » qui a recueilli plus de 50% des suffrages. Il faisait du nudge sans le savoir. Depuis l’intuition gaullienne a été épluchée, décortiquée, théorisée et utilisée jusque dans le monde politique (présidence Obama ou Macron).

Efficace le nudge, encore faut-il être pertinent

L’exemple du lancement de l’application StopCovid est emblématique. lancement en fanfare, 600 000 français l’ont déjà téléchargée ; le terme de traçage est soigneusement évité, les médias se font l’écho du nombre de téchargement (pardon de participants nous dit-on sur l’applicaton), quelques personnalités nous expliquent leur adhésion jouant sur l’effet mouton de panurge. Et cela marche jusqu’à 1,9 millions de « participants », puis les désinstallations se sont multipliées (jusqu’à des dizaines de millier par jour).
Mauvaise qualité du produit? Prise de conscience que la ficelle était un peu grosse? Alors la question se pose :

Manipulation ou incitation?

Personnellement cel revient au même car j’ai horreur que ce que je dois faire ou dire me soit suggéré.

(Source « Emmanuel Macron et le pouvoir du nudge »  le point du 8/6/20 Géraldine Woesner) disponible en cliquant ici

* coup de pouce en anglais
*La théorie du Nudge (ou théorie du paternalisme libéral) est un concept des sciences du comportement, de la théorie politique et d’économie issu des pratiques de design industriel, qui fait valoir que des suggestions indirectes peuvent, sans forcer, influencer les motivations, les incitations et la prise de décision des groupes et des individus, au moins de manière aussi efficace sinon plus efficacement que l’instruction directe, la législation ou l’exécution.
( source wikipedia )

Publié dans Information, Société | 4 commentaires

Mort de l’entreprise E

Il était une fois

(histoire d’une désindustrialisation)
Une belle entreprise de chaudronnerie industrielle créée il y a un siècle. Elle conçoit des produits sur mesure, les fabrique et en assure la pose. (en bleu sur le schéma)
Les affaires marchent bien, le carnet de commande est plein pour l’année à venir. Cependant, si le CA augmente régulièrement les bénéfices ne suivent pas la même tendance. Les actionnaires deviennent grincheux et vont même voir si l’herbe est plus verte dans la concurrence.
Il faut réagir !! le conseil d’administration est convoqué
Il y est décidé de limiter les activités les moins rentables. Les activités gourmandes en main d’oeuvre seront progressivement sous traitées.

Ainsi fut fait

Quelques années plus tard

Les activités de pose sont entièrement sous traitées (en beige sur le schéma) alors que la fabrication commence à être confiée à d’autres entreprises. Se pose alors la qualité du contrôle, essentiel en sous traitance. Fort heureusement l’entreprise E dispose encore de certains anciens de la pose et de la fabrication détenteur d’un réel savoir faire technique et des valeurs de l’entreprise ; ils assurent un contrôle efficace des travaux réalisés par les sous-traitant.
Les résultats financiers se sont améliorés .

l’actionnariat est ravi.

 

Les temps ont passé

Les anciens de la pose et de la fabrication ont progressivement atteint l’âge de la retraite, leur nombre s’est érodé jusqu’à l’extinction des compétences. L’entreprise E ne fait plus que de l’ingénierie, son chiffre d’affaire s’est étiolé et les actionnaires se sont détournés. Les savoir faire de base sont perdus seuls les ingénieurs demeurent, sans expérience du terrain.
Le fleuron de la chaudronnerie française est à la merci d’un rachat par une société étrangère, les emplois ont migrés vers d’autres cieux.

L’entreprise E a perdu de sa substance

D’après un entretien avec un ingénieur de l’entreprise E qui voit le made in France s’effilocher

Publié dans économie - finance, Garder le cap, Société | Laisser un commentaire