Le 4 juillet « Vers la dépendance nationale du médicament? »

L’après-midi du JCR-Institut du 4 juillet

Déroulement :
Le 4 juillet 2020
au 26 rue Goule de Laval – 34790 GRABELS
stationnement dans la rue SVP
répondre pour le 22 juin 2020

  • 17 à 17h30 accueil autour de tableaux de France GOALARD, de Maurice JACOB et quelques oeuvres modernes de mon frère,
  • 17h30 à 17h45 présentation de la démarche du JCR Institut – présentation de Maurice JACOB
  • 17h30 à 18h30 : conférence autour de la piscine
  • 18h30 à 19h30 : questions réponses,
  • Ensuite : « repas tiré du sac” pour ceux qui voudraient poursuivre en toute convivialité autour de la piscine,
  • Enfin, si le temps le permet, si certains ont pris leur guitare et selon l’humeur, petit boeuf acoustique improvisé.

N.B. : certains s’interrogent. Le JCR-Institut reprend bien du service dans un nouveau domaine, fini la gestion de projet (quoique) et bienvenue à la compréhension de notre époque bien mouvementée.

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L’art de maîtriser les crises

Tout décideur est confronté un jour ou l’autre à une crise qui est une rupture avec le fonctionnement courant. Il n’est pas facile de faire face à ces situations inattendues. 3 est le chiffre magique de la gestion de crise, voici quelques conseils de spécialiste en commençant par définir ce dont on parle.

La crise? De quoi s’agit-il?

Une crise est la  conséquence de tout événement inattendu, qui  bouleverse le fonctionnement d’une organisation.

Elle conduit à prendre des décisions dans un contexte qui se caractérise par :

  • un effet de surprise
  • un contexte de rupture avec les savoir-faire et les savoirs habituels
  • un contexte d‘urgence
  • un « défi » pour les décideurs

La crise constitue un moment de vérité du comportement des décideurs.

Ce défi des décideurs est marqué par :

  • l’importance des enjeux, (bien souvent considérables)
  • l’accélération du temps (pour l’avoir vécu, le temps passe trop vite)
  • la complexité de l’analyse et de la décision liée au nombre inhabituels d’acteurs et de facteurs, (ex. : les chinois, les italiens, l’Europe, les laboratoires, les professionnels de santé ……)
  •  le doute croissant dû au danger déstabilisant et destructeur, (ex. : chloroquine ou pas chloroquine? Quand on a peur, on perd un peu l’entendement)
  • de nouveaux acteurs
  • la saturation des capacités de communication

3 périodes (avant, pendant, après)

Tout se joue dans la phase préliminaire. En effet des décisions prises et de la mise en place d’une organisation efficace dépendent la bonne maîtrise de la crise dans ses phases aigüe et chronique. Encore faut-il prendre consciences que l’accident est possible voire imminent. C’est pendant cette période qu’on peaufine sa préparation (ex. : en achetant des masques ).

Le décideur doit être clairvoyant

3 obsessions du décideur : un défi, un objectif, une exigence

La rupture occasionnée par la crise doit être surmontée en pensant autrement, en attachant à la phase préliminaire toute son importance et en prévenant (gouverner c’est prévoir – Adolphe THIERS) .
Par ailleurs, sortir d’une crise par le haut nécessite de la cohérence ; on peut même parler de discipline intellectuelle.
Enfin la rigueur est de mise (sans rigidité) dans la réflexion comme dans l’action.

Il faut à tout prix que le proverbe ukrainien ne s’applique pas :
« Quand les drapeaux claquent, toute l’intelligence est dans la trompette »

3 niveaux de management

  1. Stratégie / conception : oblige à une vision synthétique et à long terme. Concevoir permet de donner du sens à l’action et de partager un objectif commun pour plus de cohérence dans l’xécution.
    Résultats : stratégie, directives, conception
  2. Conduite / pilotage : rien ne se passe jamais comme prévu, il faut adapter au coup par coup, en fonction de la situation et dans le cadre de la stratégie retenue
    Résultats : ordres de conduite / synthèses
  3. Exécution : conservant les objectifs stratégiques comme buts ultimes, cadré par les ordres de conduite, l’exécution s’inscrit dans une autonomie d’action limitée par une discipline raisonnée. Dans des circonstances complexes, la capacité de réagir à l’imprévu de manière appropriée est essentielle.
    Résultats : compte rendus d’exécution

Les crises mettent à rude épreuve l’excellence de tous, il convient dés lors d’agir en homme de réflexion et de réfléchir en homme d’action.                                                                       (André MALRAUX)

Raisonnement

3 principes :

  1. indépendance de la réflexion : chaque partie prenante analyse séparément la situation et en déduit les points clés de son point de vue,
  2. Communauté de la décision : ces points de vue sont mis en commun et analysés pour une décision unique et cohérente,
  3. Discipline active dans l’exécution : il est important que tous s’imprègnent de la décision pour en assurer l’éxécution la plus fidèle et dans l’esprit des objectifs fixés.

3 temps

Il est bien entendu que la phase préliminaire est de toute première importance permettant de définir qui, où, quand et comment la cellule de crise fonctionnera.(un gymnase paraît une structure appropriée pour une crise du type covid 19).
L’analyse des objectifs que l’on s’est fixés et de l’environnement (souvent complexe) pour en dégager des points clés est un travail par équipes spécialisées par domaine (finance, santé, diplomatie, transport …). La conception d’une stratégie est au contraire un travail d’une seule équipe fédérant les résultats de la phase d’analyse. Ce travail de cohésion et de choix permet de définir un objectif unique (tangible et calé dans le temps) dont dépend la réussite.
Enfin, l’exécution consiste à traduire la stratégie retenue en directives et tableau de bord, puis de suivre l’évolution qui peut conduire à reprendre le processus à son début si les conditions ont beaucoup évoluées.

« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : Polissez-le sans cesse et le repolissez. »                                                    (Nicolas BOILEAU)

Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout.
Le prochain article sera : « La communication de crise : une valse à 3 temps »
(encore le chiffre 3)

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Nous entrons enfin dans le 21° siècle

L’histoire ne fait jamais coïncider les siècle avec le calendrier, mais avec un changement de paradigme. Aussi, la question de savoir quand le XXI° siècle commence réellement me semble légitime.

Quelle est la marque du XX° siècle?

Le XX° siècle a connu deux guerres mondiales particulièrement meurtrières (plus jamais cela) suivie de périodes de reconstruction et de progrès. Le nucléaire, la chimie du charbon et du pétrole, l’industrie agro-alimentaire se développent rapidement sur fond de guerre froide. Les femmes s’émancipent et l’homme marche sur la lune. Les 30 glorieuses sont suivies de l’effondrement de l’URSS et de la réunification de l’Allemagne ; la voie est libre pour un capitalisme sans contrainte.
Dés lors, les inégalités se creusent, les parachutes dorés sont indécents, les gouvernements manquent de courage et la dette augmente et le politiquement correct s’impose.

La rupture du Covid 19

Le résultat est devant nos yeux étonnés : pas de gels hydro-alcooliques, pas de masques, pas de gants, pas de tests. Le gouvernement est incapable de donner les moyens de se protéger à ceux qui en ont besoin. Nous sommes dirigés par un Jupiter de pacotille, le ministre de la santé quitte son poste au moment critique : rien ne va plus dans notre démocratie.
Le confinement nous donne le temps de faire une pause et de réaliser, enfin, les failles de notre système.
Plusieurs questions se posent pour changer de paradigme:

  • faut-il relocaliser certaines productions nécessaires à notre indépendance nationale ?
  • Comment conserver ce lien social essentiel que le travail  nous offre (merci MASLOW) ?
  • L’Europe est particulièrement désunie dans l’adversité, ne doit-elle pas revoir ses institutions et traités ?
  • Notre système politique est un empilement de structures gourmandes en énergie (communes, communautés de communes, métropoles, départements, régions …) Ne faut-il pas simplifier et amaigrir ce système ?
  • Comment simplifier les règlementations complexes et parfois contradictoires, ainsi qu’une administration tatillonne ?
  • Ne faut-il pas remettre de l’ordre dans nos finances publiques ?

Pour répondre à ces questions, il ne faut pas un gouvernement de « grands diseux » (et « petits faiseux » comme disent les normands) mais au contraire de responsables compétents commandés par un chef charismatique et expérimenté doté d’une belle personnalité. Les périodes de crise font souvent émerger ce genre de  personnalité : espérons.

Pour ma part, je pense que nous sommes entrés définitivement dans le XXI° siècle.

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Complainte du ras le bol

J’assume et je dis merde à ces marchands de peur,
Qui par leurs seuls dictats veulent notre bonheur.
Réfléchir sur la vie, c’est perdre la raison,
Apprendre tout par cœur, la loi télévision.
Il faut suivre machin, qui est le nouveau Dieu,
Il faut manger du bio et vous serez heureux,
Le sel est à combattre, gluten au pilori,
Ne pas compter ses pas, mais c’est de la folie,
Contre le désespoir mettez-vous un collier,
Car la chaîne est offerte pour mieux vous attacher,
Laissez faire les Grands sans chercher à comprendre,
Trois pilules le soir, et pourquoi donc apprendre,
Tout ira à merveille, pas question qu’on s’insurge.
Relisez RABELAIS, et devenez Panurge,
Vous, brebis du troupeau, bêlant sur internet,
Le savoir injecté pour être analphabète,
Je suis le roi robot, même plus de méthode,
J’appuis sur un bouton et je rentre mon code,
Je suis gesticulant comme on me l’a appris,
Comme un tout un chacun je deviens un zombi.

Mais alors ???

Alors !!! quand prendrons-nous en main notre destin ?
Raisonné, raisonnable, en devenant quelqu’un,
De l’Homme réfléchi en suivant le chemin,
Pour être responsable, et sans être un tribun,
Regarder l’avenir, sans oublier de voir,
Et le bien et le mal pour poursuivre l’Histoire,
Etre un Homme debout en chérissant la Femme
Sans aucun artifice pour déclarer sa flamme.

Pour moi, tout va très bien, ma lyre dans les mains,
Je chante la nature, et lis dans les étoiles,
Et je vis aujourd’hui sans penser à demain
Sûr un jour qu’il faudra penser hisser la-voile,
Voguer sur le bonheur et surfer sur l’espoir,
Avant que sous la dalle, je vois mon dernier soir.

Maurice Jacob     Montpellier 04/06/2017

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Cher numérique : 1 fabrication

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La production des outils du numérique est énergie-vorace La production des outils du numérique coûte cher, bien que ce ne soit pas évident à l’achat puisqu’une partie du coût est pris en charge par les fournisseurs de solution (orange, SFR, … Continuer la lecture

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Les deux compteurs

ou « un exemple d’administration à simplifier »

Un ami possède un appartement hausmanien en secteur sauvegardé de Montpellier. 4,5m de hauteur sous plafond, les chambres de bonne en mezzanine au dessus des pièces de service constituent un appartement de type 2 avec l’inconvénient d’une hauteur sous plafond de 2m environ. Ces 2 appartements autrefois habités par la famille de mon ami pour l’un et de son fils pour l’autre avait un seul abonnement électrique. Après déménagement, mon ami a décidé de louer ces 2 appartements indépendant. Dés lors un deuxième compteur électrique s’impose pour assurer l’indépendance énergétique de chacun. Mon ami demande donc à Enedis un deuxième compteur (5/10/2019)

Episode 1 : Enedis répond en envoyant un formulaire à envoyer aux services de la mairie – Réponse le 16/12/2019 : vous êtes en secteur sauvegardé, vous devez remplir le CERFA 13404 (10 pages) en 4 exemplaires.

Episode 2 : Un courrier complémentaire en LRAR précisait le 20 janvier que le délais d’instruction passait de 1 à 2 mois et que devaient être consultés (pour la pose d’un compteur sans travaux particuliers) :
• l’architecte des bâtiments de France
• DRAC Occitanie
• Service communal d’hygiène et de santé
• Mission grand coeur

Episode 3 : les visites ont commencé le 31 janvier, le service d’hygiène est défavorable pour une raison de hauteur sous plafond (pour la pose d’un compteur !!!!)

Episode 4 : mon ami va certainement laisser tomber la pose de ce compteur (trop long et complexe) et mettre en place des comptages séparés.

Conclusion : pour la pose d’un compteur sur une installation en fonctionnement, que d’énergie dépensée, que de complexité : Kafka est toujours parmi nous et nous coûte peut-être un peu trop cher.

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Le télétravail ? 2 modalités

Nous avons vu les avantages et les risques du télétravail dans un précédent article, il en ressort  2 types de risques (de sécurité et humain) qu’il faut absolument maîtriser faute de quoi on foncerait dans un brouillard épais ; échec assuré. Voici les modalités du télétravail :

Modalités pour maîtriser les risques de sécurité du télétravail

Il y a deux manières de procéder, par le besoin ou par les solutions :

  • par les solutions :
    cette méthode semble plus simple (« avec un VPN je suis tranquille… ») sauf qu’elle conduit à surdimensionner et multiplier les outils de sécurité, ce qui coute cher et ralentit les performances de l’informatique, elle laisse également des « trous dans la raquette »,
  • par le besoin :
    il faut alors faire une analyse assez pointue des besoins en sécurité. Que dois je dois protéger en terme de confidentialité, intégrité et de disponibilité des données et des traitements. Il faut alors confronter les besoins aux menaces (résultat des failles et des menaces.

Bien évidemment, la deuxième méthode offre de nombreux avantages : solutions techniques appropriées gage d’économie malgré un investissement  onéreux, elle oblige à se poser de bonnes questions.

Nous rappelons que la grande majorité des accidents de sécurité sont d’origine humaine, (négligence, perte, vol ….)

Et maintenant des conseils et des solutions

>pour les employés

  1. les consignes de sécurité à la maison sont aoolicables à la maison
  2. séparer les outils pro et personnels
  3. utiliser des mots de passe complexes et renouvelés fréquemment (chaque mois mois et demi)
  4. s’interdire les téléchargements qui ne sont pas cautionnés par l’entreprise
  5. faire les mises à jour de sécurité des appareils
  6. sécuriser les connexion WIFI
  7. équiper vos machines d’un antivirus
  8. attention aux mails, portes ouvertes sur la désinformation et les attaques de sécurité en tous genres

>pour les employeurs

  1. mettre en place des règles précises (charte)
  2. équiper les télétravailleurs d’un équipement ad hoc
  3. durcir la politique de sauvegardes (données et traitements)
  4. mettre en place un VPN (réseau privé virtuel) véritable tunnel sécurisé entre l’entreprise et un télétravailleur
  5. faire la chasse au télétravail « gris » c’est à dire informel qui échappe à la charte
  6. Contrôler l’application des mesures ci dessus et ne pas abandonner les télétravailleurs en matière de sécurité

Modalités pour maîtriser les risques humains du télétravail

L’entreprise comme les salariés ont grand intérêt à ce les modalités du télétravail soient clairement établies afin d’éviter les nombreux pièges qui jalonnent la mise en oeuvre du télétravail

HST :

  • adapter l’ergonomie :
    le travail hors des locaux de l’entreprise ne saurait excuser un poste de travail dépourvu du confort afférent au travail prolongé derrière un ordinateur (posture, vision …..)
  • disposer d’un espace dédié :
    L’environnement (les enfants particulièrement) ne doit pas perturber le télétravailleur. La concentration et/ou les appels visio ou téléphoniques (clientèle, visio conférence …) nécessitent un peu de solitude.

Les coûts :

Qui paye? est une question importante qui doit impérativement être réglée. Il s’agit de l’équipement (ordinateur, ligne, mobilier ….) et de l’usage (frais téléphoniques, toner, fournitures de bureau …)

Psychologie et société :

pyramide de MASLOW

pyramide de MASLOW

  • conserver le lien social
    est essentiel pour le salarié (besoin d’appartenance)
  • clarifier la gestion du temps
    qui peut (doit?) être adaptée à chacun. En effet, il s’agit de prendre en compte à la fois les impératifs de l’employeur et les contraintes du salarié
  • préciser les modalités de contrôle et de management (besoin de sécurité) :
    le contrôle des horaires (35 heures) n’a plus grand sens dans le cas du télétravail, il s’agit donc de trouver (au cas par cas) des moyens de mesure de la qualité et de la quantité du travail fourni (travail par objectifs). Attention, piège : la tendance naturelle et de définir des objectifs trop ambitieux, le droit à la déconnexion devient alors difficile à assurer.

Les modalités qui nous semblent essentielles

  • établir une charte écrite et signée par le télétravailleur (chacun est un cas particulier) et l’employeur
  • privilégier les espaces de co-working proches du domicile du salarié (les élus locaux devraient se sentir interpelés)
  • favoriser les opérations de cohésion et d’intégration
  • favoriser les solutions mixtes (présentiel et télétravail)

En conclusion

Il faut être au clair sur les attendus du télétravail. Le choix est simple entre :

Dans tous les cas, les règles de sécurité informatique devront être appliquées rigoureusement.

 

Quelques références

La prévention des risques du télétravail par « Officiel prévention »
teletravail-et-securite-informatique par Certigna
télétravail, conditions règlementaires et conventionnelles par la CCI Paris-idF

Remerciements

à Louis KOHN pour son aide et ses compétences

 

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Le télétravail ? 1 Pas si simple

Depuis presque 20 ans le concept de télétravail est apparu avec un simple succès d’estime. Depuis il se pratique essentiellement de manière épisodique et sans cadre strict, en particulier par les travailleurs nomades (télétravail gris). La crise du Covid a donné le coup de pouce nécessaire, si bien que le télétravail apparait à beaucoup comme la panacée : qu’en est-il exactement?
86% des salariès utiliseraient leur matériel personnel pour télétravailler. Nous partirons donc de cette hypothèse.

Confort et télétravail

Pour être efficientWXC, il est nécessaire d’être bien dans sa tête comme dans son corps;

confort au bureau

La productivité est de 100% lorsqu’il fait 21,5°C (Lawrence Berkeley National Laboratory)

  1. Bien dans sa tête
    Le télétravail nécessite une bonne dose dautonomie  dont tout le monde n’est pas capable. (à double tranchant) Les temps morts du bureau (machine à café, sollicitations en tout genre, réunions inutiles) sont inexistants laissant la place à un gain de temps et de concentration ; la question étant de savoir à quoi ces gains sont appliqués.
    L‘isolement aussi présente un avers (environnement familier, calme, concentration) et un revers (distance de  la vie de l’entreprise et de ses collègues, solitude face aux clients difficiles, gare aux primes et promotions car « loin des yeux loin du coeur »).
    Le management doit également s’adapter ; comment contrôler une équipe alors que le droit du travail est basé sur le contrôle des horaires (ex. les 35 heures)? Il faut alors parler de contrôle des résultats, de la mission ; une petite révolution en cours.
    Qu’il est enfin agréable de travailler dans un environnement personnalisé et proche de sa famille. Attention toutefois à bien séparer sphères privée et pro ; conflits familiaux en perspective.
  2. Bien dans son corps
    De toute évidence la suppression des aller-retour quotidiens sont appréciés et sont un gage de repos et d‘économie. En outre, les handicapés apprécieront certainement de travailler dans un environnement matériel adapté à leur handicap, mais gare au sentiment d’isolement.

Télétravail et sécurité

télétravail et sécuritéDomaine souvent négligé parce que difficilement accessible au plus grand nombre, la sécurité mérite pourtant une grande attention en même temps qu’une approche pragmatique, curieuse et approfondie. En l’ocurence, le télétravail fait courir de nombreux risques :

  1. Cybersécurité : le risque principal est l‘intrusion dans le réseau pour pirater, bloquer, introduire des vers ou modifier les donnés ….(toutes ces malveillances portent des noms barbares comme compromission, interception, altération…… auxquels il ne faut pas s’arrêter). Les failles potentielles de sécurité sont  nombreuses et variées, elles doivent être comparées aux menaces estimées.
  2. Matériels et infrastructures : depuis le vol d’ordinateur jusqu’à l’oubli dans le train en passant par les petits doigts confiturés et malhabiles, les sources de danger sont multiples (accés à internet plus ou moins aisé, plus ou moins protégé, réseau électrique, accidents ménagers ….)

Equipements et finances du télétravail

Télétravailler c’est polluer la planète, sans pour autant en avoir conscience (l’impact environnemental de la vidéo est 1500 fois plus important que la simple utilisation du téléphone portable).
Afin de pallier aux risques, il faut bien souvent mettre en place des moyens (infrastructures électriques, bureau, réseaux, internet) qui ont un coût et qui nécessitent souvent des compétences techniques pointues (réseau protégé VPN, ordinateurs d’entreprise protégés n’acceptant pas les clés USB, onduleurs, mise aux normes électrique, mise aux normes HST ….)
Les économies engendrées par le télétravail sont conséquentes, qu’il s’agisse de frais de transport (voitures de fonction, primes, carte orange ….) ou d’espace de burau (location, chauffage, énergie, entretien, ménage …)
Bref si télétravailler permet de faire des économies substantielles, il génère aussi des coûts non négligeables. A chacun de faire ses comptes!!!

 

Emploi

Comme pour les centres d’appel, la tentation de délocaliser  les activités éligibles au télétravail est forte (main d’oeuvre moins onéreuse), mais attention de nombreuses désillusions émaillent ce processus.
Les syndicats veillent au grain : seront-ils efficaces?

En conclusion : pas si simple de télétravailler

N’oublions pas la sagesses d’Aristote :

« L’homme est un animal social »

Je sais, c’est un peu tarte à la crème, mais le rappel n’est pas inutile.

Un peu de bon sens pour terminer après cette énumération à la Prévert. Il faut placer le télétravail en perspective des besoins de l’entreprise (en terme de sécurité, efficience et finances) et mettre en oeuvre les moyens et processus nécessaires pour que le jeu en vaille la chandelle.
C’est ce que nous verrons dans un prochain article.

Quelques sites à consulter :

https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/reglementation/developpement-entreprise/droit-social/le-teletravail

https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/la-vie-du-contrat-de-travail/article/teletravail-mode-d-emploi

https://droit-finances.commentcamarche.com/contents/1526-teletravail-definition-loi-et-droits-du-salarie

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La conférence « Vers la dépendance nationale du médicament? »

la soirée

Maurice Jacob et René Cicchetti (à la guitare)


Ce premier après-midi du JCR Institut s’est déroulé le 4 juillet par un temps particulièrement agréable. L’exposition des oeuvres (tableaux, sculptures) de France GOALARD, Maurice JACOB et Vincent RUSSIER ont remporté un beau succès, précédant la conférence puis le repas pris en commun et enfin le petit concert imprégnés de convivialité, de douceur, d’érudition et d’humour.

 

A l’exception de quelques défections de dernière minute, la soirée fut exceptionnelle. Je vous donne donc rendez vous à la prochaine, peut-être sur le thème « Les gilets jaunes et le président surgi de nulle part« 

La conférence

Présentation de la démarche « Comprendre notre époque »

Le médicament autrefois produit en officine est maintenant industrialisé au point que le contenu précis des préparations révèle parfois des surprises, mais son coût a bien baissé. Cette industrialisation se paie aussi par une concentration des entreprises pharmaceutiques (en France, de 422 à 240 en 50 ans), par un contrôle qualité moins strict, et par une délocalisation vers l’Inde et la Chine ( En 1970 la production de l’industrie pharmaceutique française était à 87% localisée en France contre 3,7% en 2017). Autre conséquence la pénurie grandissante de préparations parfois très répandues. Ajoutons à cela une règlementation tatillonne (il a fallu un décret pour autoriser les pharmacies à produire du gel hydroalcoolique) portée par une organisation et des procédures complexes.

 

En conclusion

Nous avons les moyens techniques de gagner en indépendance en rapatriant une partie de notre industrie pharmaceutique. Cependant si la production sur le sol national est gage de qualité elle l’est également de coût. Notre système de protection sociale pourra-t-il suivre?

Pourra-t-on payer le prix de l’indépendance nationale du médicament ?


 » Les hommes ont moins d’amour et de respect pour la justice, que d’acharnement au gain ».
( Esope, le Laboureur et l’Arbre)

(pour accéder au texte de la conférence cliquer ici)

Maurice Jacob (notre conférencier artiste)

Maurice JACOB

est pharmacien, Professeur de Pharmacie Galénique/Faculté de pharmacie de Montpellier, Expert international pour le développement des formes galénique et l’obtention des AMM et Co-responsable pour le développement des relations universitaires internationales.
 Il a bien d’autres cordes à son arc …..

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Ces professeurs de médecine qui faisaient le buzz

Nous avons tous été saturés, pendant l’épidémie du Covid-19, par l’intervention de plusieurs professeurs de médecine qui faisaient le buzz en parlant doctement de ce qui était bien ou mal, utile ou inutile, avec parfois des contradictions. Ces mêmes professeurs exercent, dans leur majorité, des rôles consultatifs ou exécutif dans de hautes instances sanitaires. Y aurait-il des conflits d’intérêt?


La sidération

Dans ce contexte,  je suis sidéré à la lecture du France soir du 24/06, quotidien sérieux et digne de confiance. Dans un article intitulé « Revenus versés par BigPharma », il dresse le top 13 des revenus versés par l’industrie pharmaceutique à certains professeurs de médecine, ceux la même dont je vous parlais précédemment.
Ces révélations chiffrées et nominatives éclairent d’un jour nouveau les charges répétées contre le professeur RAOULT et la mésaventure du Lancet. Tout cela ne semble pas bien sérieux pour des personnes auxquelles on a accordé notre confiance.
je n’ai pas connaissance de démenti, ni de réponse à cet article

Conséquences  et interrogations

  1. Quelle crédibilité accorder aux prise de position des instances sanitaires et plus généralement au management de la santé en France et au delà sur la communauté scientifique qui avait arrêté le nuage de Tchernobyl à nos frontières ?
  2. Les sommes versées sont-elles imposables et imposées?
  3. point positif : il est permis de se réjouir que la vérité soit révélée au grand jour
  4. L’autorité de tutelle va-t-elle sanctionner? Il sera intéressant de suivre la suite.
  5. mise en garde : pour se faire une idée juste, il faudrait entendre les intéressés et les labos. Leur mutisme ne plaide pas en leur faveur.

Décidément, notre époque est difficile à comprendre

Pour lire cet article de France-soir :
http://www.francesoir.fr/societe-sante/top-13-des-revenus-annuels-recents-verses-par-lindustrie-pharmaceutique

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Le nudge : outil de notre manipulation

Le nudge* : Un message simple, qui éveille en nous des émotions.

La communication prend alors une forme d’incitation non violente. Le nudge est né dans les années 70 à la suite d’une étude visant à comprendre les écarts entre les choix effectifs et ceux qui semblaient logiques. Cette théorie passera rapidement de la sphère du marketing (exemple : « attention offre limitée à … ») à celui de la publicité puis récemment de la politique qui fait appel à des experts en sciences comportementales. A ce stade, Il faut citer  le livre de Richard Thalet & Cass Sustein « Nudge, la méthode douce pour inspirer la bonne décision » (2008).

Le général de Gaulle : pionnier du nudge

« Je vous ai compris » quoi de plus court, simple à retenir, de plus ambigüe et enfin de plus trompeur car chacun a compris ce qu’il voulait comprendre. Il avait de même « une certaine idée de la France » qui a recueilli plus de 50% des suffrages. Il faisait du nudge sans le savoir. Depuis l’intuition gaullienne a été épluchée, décortiquée, théorisée et utilisée jusque dans le monde politique (présidence Obama ou Macron).

Efficace le nudge, encore faut-il être pertinent

L’exemple du lancement de l’application StopCovid est emblématique. lancement en fanfare, 600 000 français l’ont déjà téléchargée ; le terme de traçage est soigneusement évité, les médias se font l’écho du nombre de téchargement (pardon de participants nous dit-on sur l’applicaton), quelques personnalités nous expliquent leur adhésion jouant sur l’effet mouton de panurge. Et cela marche jusqu’à 1,9 millions de « participants », puis les désinstallations se sont multipliées (jusqu’à des dizaines de millier par jour).
Mauvaise qualité du produit? Prise de conscience que la ficelle était un peu grosse? Alors la question se pose :

Manipulation ou incitation?

Personnellement cel revient au même car j’ai horreur que ce que je dois faire ou dire me soit suggéré.

(Source « Emmanuel Macron et le pouvoir du nudge »  le point du 8/6/20 Géraldine Woesner) disponible en cliquant ici

* coup de pouce en anglais
*La théorie du Nudge (ou théorie du paternalisme libéral) est un concept des sciences du comportement, de la théorie politique et d’économie issu des pratiques de design industriel, qui fait valoir que des suggestions indirectes peuvent, sans forcer, influencer les motivations, les incitations et la prise de décision des groupes et des individus, au moins de manière aussi efficace sinon plus efficacement que l’instruction directe, la législation ou l’exécution.
( source wikipedia )

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Mort de l’entreprise E

Il était une fois

(histoire d’une désindustrialisation)
Une belle entreprise de chaudronnerie industrielle créée il y a un siècle. Elle conçoit des produits sur mesure, les fabrique et en assure la pose. (en bleu sur le schéma)
Les affaires marchent bien, le carnet de commande est plein pour l’année à venir. Cependant, si le CA augmente régulièrement les bénéfices ne suivent pas la même tendance. Les actionnaires deviennent grincheux et vont même voir si l’herbe est plus verte dans la concurrence.
Il faut réagir !! le conseil d’administration est convoqué
Il y est décidé de limiter les activités les moins rentables. Les activités gourmandes en main d’oeuvre seront progressivement sous traitées.

Ainsi fut fait

Quelques années plus tard

Les activités de pose sont entièrement sous traitées (en beige sur le schéma) alors que la fabrication commence à être confiée à d’autres entreprises. Se pose alors la qualité du contrôle, essentiel en sous traitance. Fort heureusement l’entreprise E dispose encore de certains anciens de la pose et de la fabrication détenteur d’un réel savoir faire technique et des valeurs de l’entreprise ; ils assurent un contrôle efficace des travaux réalisés par les sous-traitant.
Les résultats financiers se sont améliorés .

l’actionnariat est ravi.

 

Les temps ont passé

Les anciens de la pose et de la fabrication ont progressivement atteint l’âge de la retraite, leur nombre s’est érodé jusqu’à l’extinction des compétences. L’entreprise E ne fait plus que de l’ingénierie, son chiffre d’affaire s’est étiolé et les actionnaires se sont détournés. Les savoir faire de base sont perdus seuls les ingénieurs demeurent, sans expérience du terrain.
Le fleuron de la chaudronnerie française est à la merci d’un rachat par une société étrangère, les emplois ont migrés vers d’autres cieux.

L’entreprise E a perdu de sa substance

D’après un entretien avec un ingénieur de l’entreprise E qui voit le made in France s’effilocher

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Cher numérique : 2 utilisation

Une forte empreinte énergétique et environnementale

La consommation d’énergie liée au numérique représente quelques 3% de la consommation mondiale totale. Ce ratio pourrait s’élever à quelques 5% en 2025.
Il en est de même pour les émissions de gaz à effet de serre dont le numérique est responsable à hauteur de 4% (3% pour les avions). Ce ratio pourrait grimper à 6% en 2025. (Source « the shift project »)

Consommation d’énergie en phase d’utilisation (the shift project – référentiel environnemental du numérique)

Par exemple, l’impact environnemental de la vidéo est 1500 fois plus important que la simple utilisation du téléphone portable. L’importance de l’effet de la vidéo sur le réseau est ainsi mise en évidence. En outre, il faut noter les disparités régionales, le réseau chinois étant plus gourmand que les autres.

Il faut être conscient du coût des vidéos on line et des vidéos de famille.

La consommation numérique est concentrée

Répartition géographique de la Consommation numérique et de ses émissions de GES (source » the shift project » p60)

En 2018, ce sont les USA qui détiennent la palme des émissions de gaz à effet de serre, à comparer avec ce qui pourrait apparaitre comme un sur équipement. Mais tout évolue et la Chine ainsi que les pays émergents sont certainement en train de rattraper leur retard.

Le numérique : gratuit? vraiment?

Le numérique est gros consommateur d’énergie et producteur de GES. Il faut alors  se poser la question : comment le réseau et les GAFAM1 se financent? Par la vente de vos données personnelles, sans compter que les états ont tout intéret à garder la main sur le numérique (chine, Al Gore …pour alimenter les grandes oreilles et assoir leur pouvoir parfois dictatorial).

En fin de compte nous sommes  les dindons de la farce : il faut en être conscient

1 Google Amazon Facebook Apple Microsoft

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Il faut passer l’overdrive

Notre président a parlé

  • Le début de la reprise  est fixé au 11 mai, en commençant par les écoles
    Cette décision est certes contestable, mais elle est importante à double titre:
    • pour les confinés, l’objectif est clair, le bout du tunnel est visible
    • pour le gouvernement et les acteurs industriels, le but est fixé chacun doit faire en sorte que masques et tests soient au rendez-vous et que les procédures de la reprise soient en place (il y a du travail)
  • d’autres annonces de moindre importance :
    • assouplissement de l’accompagnement des mourants par leur famille
    • aide pour ceux qui étaient exclus des aides déjà mises en place

Enfin un objectif SMART1, enfin un discours de président même si 30 mn ont été nécessaires pour pour dire ces choses simples.  J’ai mal supporté les 7mn d’introduction et les 3 de conclusion pour faire un éloge larmoyant du système D dont les français ont fait preuve. 

1Simple, Mesurable, Ambitieux mais Réaliste, inscrit dans le Temps : SMART

Il a donc peut-être lu mes articles (-:)

méthode de raisonnement de criseEn effet, ce dernier discours (le 13 avril) était à la hauteur ; notre gouvernement, président en tête, a beaucoup consulté, les comités Théodule, les instances internationales ….., ce qui était certainement une bonne chose. Cependant, il y a un temps pour la concertation, un temps pour la décision et enfin un temps pour l’action. Manifestement, la phase 2, décisionnelle, vient d’être franchie. Il reste, et ce n’est pas une mince affaire, à définir les modalités d’exécution et l’exécution proprement dite : nous ne sommes pas sortis d’affaire!

Mais qui fait quoi au gouvernement?

On est en droit d’attendre d’un président qu’il préside2, d’un premier ministre qu’il gouverne et des ministres qu’ils fassent exécuter et conduisent l’action gouvernementale dans le respect des décisions  du président. Jusqu’à présent les ministres ont envoyé des messages parfois dissonants, à se demander s’il y avait un pilote dans l’avion?

2Officiellement, sous la Ve République, le président partage le pouvoir exécutif avec le Premier ministre : on parle de régime semi-présidentiel. En pratique, lorsque la majorité parlementaire lui est acquise, le président concentre l’intégralité du pouvoir exécutif, même si le Premier ministre reste chef du Gouvernement et responsable de sa politique devant l’Assemblée nationale.

Maintenant que la direction est enfin donnée, ils doivent la mettre en application chacun pour ce qui le concerne : la reprise des écoles, la fourniture des masques et des tests, tout en gardant les hôpitaux sous pression …..
Mais j’ai deux doutes

  1. , je pense que la reprise se fera sur 3 piliers :
    1. la santé (comme de juste),
    2. l’économie (on s’en doutait) mais aussi
    3. la sociologie : quid des enfants enfermés parfois victimes de violences, les seniors en EPHAD qui ont vu mourir nombre de leurs congénères et des actifs qui ont supportés leurs jeunes, leurs seniors et leur angoisse de la fin du mois et de leur emploi à la reprise? Aucune trace dans les médias de sociologues ni de psy!!!!!
  2. Notre état jacobin risque de vouloir centraliser les modalités des actions à venir, alors que la question de la reprise ne se pose pas de la même manière selon que l’on habite Paris ou la Lozère. Il faut décentraliser, l’intelligence collective n’est pas concentrée dans les seuls ministères.


Même si la décision de reprise le 11 mai vous défrise,
il faut rester positif, créatif et entreprenant,
de notre cohésion dépend la réussite de ce défi et notre avenir.

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Maman m’a dit

« 6 français sur 10 ne font plus confiance au gouvernement pour gérer la crise la faute à une communication de crise calamiteuse : absence de ligne directrice, beaucoup de contradictions, des supports média divers et des annonces à des heures diverses. Le français moyen ne s’y retrouve plus. »
Par exemple, le discours de notre président le 16 mars n’était pas clair, trop long, sans contenu et répétitif (la guerre, les remerciements en boucle) et du coup, catastrophique. Non seulement tout les principes de la gestion de crise semblent étrangers à nos gouvernants mais encore leur communication de crise est entièrement à revoir. (je m’interroge sur le rôle du porte parole du gouvernement). En revanche je vous conseille le visionnage et le texte d’un modèle du genre.
Ainsi après le mauvais puis le bon exemple, je vous propose quelques conseils en distinguant la communication externe (destinée au public, aux clients ….) de la communication interne (ordres, directives et compte-rendus).

Et elle rajoute: « ils ont bien besoin de conseils« 

3 principes         pour commencer par l’essentiel :

  • Dites la vérité, rien que la vérité (ne pas prendre le destinataire de la com pour un imbécile)
  • Soyez bref (pas de bla bla)
  • Soyez clair sur les objectifs, sans oublier que

     « SIMPLE IS BEAUTIFUL »

3 règles      pour situer la communication de crise dans le cadre de la stratégie de crise :

  1. La communication est au service de la stratégie de crise
  2. La communication participe au choix de la stratégie de crise
    C’est un des thèmes importants de la phase d’analyse
  3. La communication a sa propre stratégie pour relayer la stratégie de crise

 

3 stratégies de communication de crise possibles :

  1. la reconnaissance : Il s’agit de reconnaitre les faits, de les assumer et d’agir en conséquence
  2. Le projet latéral : les faits ne sont pas niés mais la culpabilité est rejetée : « responsable mais pas coupable », la théorie du complot, accusation rejetée vers l’externe
  3. Le refus : « la crise? quelle crise? » ou encore « c’est pas moi…… »

 

Le plan de com

est construit autour des réponses à 6 questions :

  1. Quels objectifs?  (pourquoi communiquer)
    « il n’y a pas de bon vent pour qui ne sait où il va » (Sénèque)

    les objectifs sont Spécifiques,Mesurables,Ambitieux mais Réalistes, calés dans le Temps
  2. Quel est le contexte?  (l’environnement conjoncturel de la crise, le milieu, les réflexes culturels)
  3. Quelles cibles ? (à qui je m’adresse)
    Selon le public visé, les messages seront adaptés sur le fond et la forme
  4. Quels messages ?  (les écrire et les faire approuver)
  5. Quelle organisation ?  (quels médias, comment mesurer l’impact, qui fait quoi)
  6. Comment planifier  (dans l’espace et dans le temps)

Faute d’une bonne communication de crise la confiance et la compréhension de l’action, source d’adhésion, atteindra un niveau acceptable. Le plan de communication est donc particulièrement important dans la gestion de crise.  Il s’articule autour des réponses aux 6 questions précédentes,

Le plan de com est validé et utilisé au plus haut niveau.

Cet article serait incomplet s’il ne traitait pas des directives, ordres et compte-rendus qui doivent circuler et être exploités dans les cellules de crise (encore faut-il qu’il y en ait). Ces sera l’objet d’un prochain article

Un conseil : ne bidonnez pas.
Comme à l’OM « droit au but »

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