Le 4 juillet « Vers la dépendance nationale du médicament? »

L’après-midi du JCR-Institut du 4 juillet

Déroulement :
Le 4 juillet 2020
au 26 rue Goule de Laval – 34790 GRABELS
stationnement dans la rue SVP
répondre pour le 22 juin 2020

  • 17 à 17h30 accueil autour de tableaux de France GOALARD, de Maurice JACOB et quelques oeuvres modernes de mon frère,
  • 17h30 à 17h45 présentation de la démarche du JCR Institut – présentation de Maurice JACOB
  • 17h30 à 18h30 : conférence autour de la piscine
  • 18h30 à 19h30 : questions réponses,
  • Ensuite : « repas tiré du sac” pour ceux qui voudraient poursuivre en toute convivialité autour de la piscine,
  • Enfin, si le temps le permet, si certains ont pris leur guitare et selon l’humeur, petit boeuf acoustique improvisé.

N.B. : certains s’interrogent. Le JCR-Institut reprend bien du service dans un nouveau domaine, fini la gestion de projet (quoique) et bienvenue à la compréhension de notre époque bien mouvementée.

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L’art de maîtriser les crises

Tout décideur est confronté un jour ou l’autre à une crise qui est une rupture avec le fonctionnement courant. Il n’est pas facile de faire face à ces situations inattendues. 3 est le chiffre magique de la gestion de crise, voici quelques conseils de spécialiste en commençant par définir ce dont on parle.

La crise? De quoi s’agit-il?

Une crise est la  conséquence de tout événement inattendu, qui  bouleverse le fonctionnement d’une organisation.

Elle conduit à prendre des décisions dans un contexte qui se caractérise par :

  • un effet de surprise
  • un contexte de rupture avec les savoir-faire et les savoirs habituels
  • un contexte d‘urgence
  • un « défi » pour les décideurs

La crise constitue un moment de vérité du comportement des décideurs.

Ce défi des décideurs est marqué par :

  • l’importance des enjeux, (bien souvent considérables)
  • l’accélération du temps (pour l’avoir vécu, le temps passe trop vite)
  • la complexité de l’analyse et de la décision liée au nombre inhabituels d’acteurs et de facteurs, (ex. : les chinois, les italiens, l’Europe, les laboratoires, les professionnels de santé ……)
  •  le doute croissant dû au danger déstabilisant et destructeur, (ex. : chloroquine ou pas chloroquine? Quand on a peur, on perd un peu l’entendement)
  • de nouveaux acteurs
  • la saturation des capacités de communication

3 périodes (avant, pendant, après)

Tout se joue dans la phase préliminaire. En effet des décisions prises et de la mise en place d’une organisation efficace dépendent la bonne maîtrise de la crise dans ses phases aigüe et chronique. Encore faut-il prendre consciences que l’accident est possible voire imminent. C’est pendant cette période qu’on peaufine sa préparation (ex. : en achetant des masques ).

Le décideur doit être clairvoyant

3 obsessions du décideur : un défi, un objectif, une exigence

La rupture occasionnée par la crise doit être surmontée en pensant autrement, en attachant à la phase préliminaire toute son importance et en prévenant (gouverner c’est prévoir – Adolphe THIERS) .
Par ailleurs, sortir d’une crise par le haut nécessite de la cohérence ; on peut même parler de discipline intellectuelle.
Enfin la rigueur est de mise (sans rigidité) dans la réflexion comme dans l’action.

Il faut à tout prix que le proverbe ukrainien ne s’applique pas :
« Quand les drapeaux claquent, toute l’intelligence est dans la trompette »

3 niveaux de management

  1. Stratégie / conception : oblige à une vision synthétique et à long terme. Concevoir permet de donner du sens à l’action et de partager un objectif commun pour plus de cohérence dans l’xécution.
    Résultats : stratégie, directives, conception
  2. Conduite / pilotage : rien ne se passe jamais comme prévu, il faut adapter au coup par coup, en fonction de la situation et dans le cadre de la stratégie retenue
    Résultats : ordres de conduite / synthèses
  3. Exécution : conservant les objectifs stratégiques comme buts ultimes, cadré par les ordres de conduite, l’exécution s’inscrit dans une autonomie d’action limitée par une discipline raisonnée. Dans des circonstances complexes, la capacité de réagir à l’imprévu de manière appropriée est essentielle.
    Résultats : compte rendus d’exécution

Les crises mettent à rude épreuve l’excellence de tous, il convient dés lors d’agir en homme de réflexion et de réfléchir en homme d’action.                                                                       (André MALRAUX)

Raisonnement

3 principes :

  1. indépendance de la réflexion : chaque partie prenante analyse séparément la situation et en déduit les points clés de son point de vue,
  2. Communauté de la décision : ces points de vue sont mis en commun et analysés pour une décision unique et cohérente,
  3. Discipline active dans l’exécution : il est important que tous s’imprègnent de la décision pour en assurer l’éxécution la plus fidèle et dans l’esprit des objectifs fixés.

3 temps

Il est bien entendu que la phase préliminaire est de toute première importance permettant de définir qui, où, quand et comment la cellule de crise fonctionnera.(un gymnase paraît une structure appropriée pour une crise du type covid 19).
L’analyse des objectifs que l’on s’est fixés et de l’environnement (souvent complexe) pour en dégager des points clés est un travail par équipes spécialisées par domaine (finance, santé, diplomatie, transport …). La conception d’une stratégie est au contraire un travail d’une seule équipe fédérant les résultats de la phase d’analyse. Ce travail de cohésion et de choix permet de définir un objectif unique (tangible et calé dans le temps) dont dépend la réussite.
Enfin, l’exécution consiste à traduire la stratégie retenue en directives et tableau de bord, puis de suivre l’évolution qui peut conduire à reprendre le processus à son début si les conditions ont beaucoup évoluées.

« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : Polissez-le sans cesse et le repolissez. »                                                    (Nicolas BOILEAU)

Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout.
Le prochain article sera : « La communication de crise : une valse à 3 temps »
(encore le chiffre 3)

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Nous entrons enfin dans le 21° siècle

L’histoire ne fait jamais coïncider les siècle avec le calendrier, mais avec un changement de paradigme. Aussi, la question de savoir quand le XXI° siècle commence réellement me semble légitime.

Quelle est la marque du XX° siècle?

Le XX° siècle a connu deux guerres mondiales particulièrement meurtrières (plus jamais cela) suivie de périodes de reconstruction et de progrès. Le nucléaire, la chimie du charbon et du pétrole, l’industrie agro-alimentaire se développent rapidement sur fond de guerre froide. Les femmes s’émancipent et l’homme marche sur la lune. Les 30 glorieuses sont suivies de l’effondrement de l’URSS et de la réunification de l’Allemagne ; la voie est libre pour un capitalisme sans contrainte.
Dés lors, les inégalités se creusent, les parachutes dorés sont indécents, les gouvernements manquent de courage et la dette augmente et le politiquement correct s’impose.

La rupture du Covid 19

Le résultat est devant nos yeux étonnés : pas de gels hydro-alcooliques, pas de masques, pas de gants, pas de tests. Le gouvernement est incapable de donner les moyens de se protéger à ceux qui en ont besoin. Nous sommes dirigés par un Jupiter de pacotille, le ministre de la santé quitte son poste au moment critique : rien ne va plus dans notre démocratie.
Le confinement nous donne le temps de faire une pause et de réaliser, enfin, les failles de notre système.
Plusieurs questions se posent pour changer de paradigme:

  • faut-il relocaliser certaines productions nécessaires à notre indépendance nationale ?
  • Comment conserver ce lien social essentiel que le travail  nous offre (merci MASLOW) ?
  • L’Europe est particulièrement désunie dans l’adversité, ne doit-elle pas revoir ses institutions et traités ?
  • Notre système politique est un empilement de structures gourmandes en énergie (communes, communautés de communes, métropoles, départements, régions …) Ne faut-il pas simplifier et amaigrir ce système ?
  • Comment simplifier les règlementations complexes et parfois contradictoires, ainsi qu’une administration tatillonne ?
  • Ne faut-il pas remettre de l’ordre dans nos finances publiques ?

Pour répondre à ces questions, il ne faut pas un gouvernement de « grands diseux » (et « petits faiseux » comme disent les normands) mais au contraire de responsables compétents commandés par un chef charismatique et expérimenté doté d’une belle personnalité. Les périodes de crise font souvent émerger ce genre de  personnalité : espérons.

Pour ma part, je pense que nous sommes entrés définitivement dans le XXI° siècle.

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Complainte du ras le bol

J’assume et je dis merde à ces marchands de peur,
Qui par leurs seuls dictats veulent notre bonheur.
Réfléchir sur la vie, c’est perdre la raison,
Apprendre tout par cœur, la loi télévision.
Il faut suivre machin, qui est le nouveau Dieu,
Il faut manger du bio et vous serez heureux,
Le sel est à combattre, gluten au pilori,
Ne pas compter ses pas, mais c’est de la folie,
Contre le désespoir mettez-vous un collier,
Car la chaîne est offerte pour mieux vous attacher,
Laissez faire les Grands sans chercher à comprendre,
Trois pilules le soir, et pourquoi donc apprendre,
Tout ira à merveille, pas question qu’on s’insurge.
Relisez RABELAIS, et devenez Panurge,
Vous, brebis du troupeau, bêlant sur internet,
Le savoir injecté pour être analphabète,
Je suis le roi robot, même plus de méthode,
J’appuis sur un bouton et je rentre mon code,
Je suis gesticulant comme on me l’a appris,
Comme un tout un chacun je deviens un zombi.

Mais alors ???

Alors !!! quand prendrons-nous en main notre destin ?
Raisonné, raisonnable, en devenant quelqu’un,
De l’Homme réfléchi en suivant le chemin,
Pour être responsable, et sans être un tribun,
Regarder l’avenir, sans oublier de voir,
Et le bien et le mal pour poursuivre l’Histoire,
Etre un Homme debout en chérissant la Femme
Sans aucun artifice pour déclarer sa flamme.

Pour moi, tout va très bien, ma lyre dans les mains,
Je chante la nature, et lis dans les étoiles,
Et je vis aujourd’hui sans penser à demain
Sûr un jour qu’il faudra penser hisser la-voile,
Voguer sur le bonheur et surfer sur l’espoir,
Avant que sous la dalle, je vois mon dernier soir.

Maurice Jacob     Montpellier 04/06/2017

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Cher numérique : 1 fabrication

Cette galerie contient 4 photos.

La production des outils du numérique est énergie-vorace La production des outils du numérique coûte cher, bien que ce ne soit pas évident à l’achat puisqu’une partie du coût est pris en charge par les fournisseurs de solution (orange, SFR, … Continuer la lecture

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Les deux compteurs

ou « un exemple d’administration à simplifier »

Un ami possède un appartement hausmanien en secteur sauvegardé de Montpellier. 4,5m de hauteur sous plafond, les chambres de bonne en mezzanine au dessus des pièces de service constituent un appartement de type 2 avec l’inconvénient d’une hauteur sous plafond de 2m environ. Ces 2 appartements autrefois habités par la famille de mon ami pour l’un et de son fils pour l’autre avait un seul abonnement électrique. Après déménagement, mon ami a décidé de louer ces 2 appartements indépendant. Dés lors un deuxième compteur électrique s’impose pour assurer l’indépendance énergétique de chacun. Mon ami demande donc à Enedis un deuxième compteur (5/10/2019)

Episode 1 : Enedis répond en envoyant un formulaire à envoyer aux services de la mairie – Réponse le 16/12/2019 : vous êtes en secteur sauvegardé, vous devez remplir le CERFA 13404 (10 pages) en 4 exemplaires.

Episode 2 : Un courrier complémentaire en LRAR précisait le 20 janvier que le délais d’instruction passait de 1 à 2 mois et que devaient être consultés (pour la pose d’un compteur sans travaux particuliers) :
• l’architecte des bâtiments de France
• DRAC Occitanie
• Service communal d’hygiène et de santé
• Mission grand coeur

Episode 3 : les visites ont commencé le 31 janvier, le service d’hygiène est défavorable pour une raison de hauteur sous plafond (pour la pose d’un compteur !!!!)

Episode 4 : mon ami va certainement laisser tomber la pose de ce compteur (trop long et complexe) et mettre en place des comptages séparés.

Conclusion : pour la pose d’un compteur sur une installation en fonctionnement, que d’énergie dépensée, que de complexité : Kafka est toujours parmi nous et nous coûte peut-être un peu trop cher.

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Comme en 40

1939 : Cafouillage politique

La guerre semble de plus en plus probable, les pays européens réarment, la France possède une industrie d’armement réputée et puissante, Elle exporte la majorité de ses productions. Quand soudain le gouvernement sort de sa léthargie pacifiste, il stoppe les exportations de matériels de guerre et oriente la production française vers ses propres armées ; un peu tardivement  semble-t-il.

L’exportation de matériels de guerre est alors prohibée, le décret-loi dit de 39 est promulgué à cet effet.

Depuis, la prohibition sur l’exportation de matériels de guerre est la règle

Le décret loi de 39,

précise que l’exportation de MG est prohibée sauf autorisation du premier ministre après avis de la Commission Interministérielle d’Etude d’Exportation des Matériels de Guerre (plus connue sous le nom de CIEEMG). Les ministères à voie délibérative sont la Défense, les Affaires Etrangères et celui des Finances. Cette autorisation peut être accordée (refusée) au niveau de la prospection, de la vente et de l’exportation proprement dite.

Le cadre européen : Les textes changent les principes demeurent

Depuis 1939 l’Europe de l’armement a progressé de telle sorte que la France ne peut plus décider seule de l’exportation de MG fabriqués à plusieurs pays. Sans revenir sur le principe de la prohibition, de nouveaux textes sont apparus permettant une approche plus européenne. Le décret loi de 39 est abrogé le 24 avril 2007.

L’exportation de matériels de guerre demeure avant tout un geste POLITIQUE avant d’être de défense ou économique

L’histoire bégaie ?

Caesar méfie toi de Jupiter

Alors qu’une menace de conflit flotte dans l’air du temps, notre président fait cadeau à l’Ukraine de 18 canons CAESAR, fine fleur de l’artillerie française, en les prélevant sur les forces nationales. Plusieurs remarques :

  1. Le geste géopolitique de la France n’est pas le propos de cet article (il y aurait pourtant fort à dire sur ce vaste sujet). On  notera cependant son coût élevé,
  2. Il s’agit d’un beau coup de publicité pour le fabricant NEXTER, et au delà, pour le maintien de l’emploi chez cet industriel,
  3. Ces canons très sophistiqués nécessitent une maintenance technique que les ukrainiens sont incapables de fournir, sauf à envoyer des techniciens de l’arme du matériel sur place (impossible pour respecter le principe de non intervention directe dans le conflit) ou à former des ukrainiens (donnant ainsi notre savoir faire),
  4. l’Etat n’est pas bavard sur le compte des munitions données à l’Ukraine et celles qui restent dans nos stocks,
  5. il reste donc à nos artilleurs les yeux pour pleurer : comme en 39.

Il faut espérer que l’avenir ne nous fera pas regretter amèrement, comme en 40, de dépouiller nos forces au profit de l’Ukraine.

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J’ai voté

Il est dans ma culture de faire du droit de vote, un devoir. J’ai donc voté pour cette présidentielle mais à contre cœur. En effet aucun des candidats n’articule ses propositions autour d’une vision de la société dans laquelle nous pourrions vivre. Au contraire nous avons assisté à une campagne de « curseurs » : la retraite à 60 ans, 62, 63 …Chasse autorisée ou interdite le dimanche etc. Aucun souffle, aucune ambition. Nous restons dans la culture politique des années 60 (vous vous rappelez, avant l’informatique et les réseaux sociaux, quand les politiques « retournaient leur veste toujours du bon côté)

j’ai le sentiment que les politiques sont dépassés par notre société de plus en plus inégalitaire (devant l’emploi, les ressources comme le haut débit, les richesses…),  de plus en plus normé (inflation des normes, des réglements, des décrets et des lois), de plus en plus complexe (comités théodules, mille-feuille administratif, postes redondants et inutiles dans la haute fonction publique appelé aussi pantouflage ….). Pas étonnant qu’il soit difficile de gérer des crises comme le COVID

Il faudrait aussi que je comprenne pourquoi la présidente de la commission européenne est allée en Ukraine pour donner à son président le dossier d’entrée de son pays à l’UE (mandaté par qui? avec quelle légitimité?). N’est-ce pas agiter un chiffon rouge sous le nez du président Poutine déjà bien paranoïaque. Je pense , mais je suis naïf, que pour sortir d’un conflit il faut réserver des portes de sortie honorables à chacun. Dans notre cas, il me semble que  l’UE bloque toute sortie du conflit : écrou, contre-écrou et goupille de sécurité. Le danger nucléaire devrait nous inciter à davantage de prudence!!!!

Par ailleurs je trouve, même si je le comprends, que le président de l’Ukraine nous dit un peu trop ce que nous devons faire, avec même une certaine exigence : il est assurément un grand communicant, peut-être un peu trop.

Enfin, il faut constater que les énergies, les approvisionnements agricoles ainsi que les masques sont importés au nom de la mondialisation qui donne une prime au moins offrant au prix de conditions de travail inacceptables (travail des enfants….) et d’une qualité dégradée.

J’en reviens à notre présidentielle, aucun candidat (à ma connaissance) n’a détaillé sa vision sur ces différents points :

  • modèle de société proposé
  • gouvernance de l’UE compréhensible par le citoyen,
  • simplification des normes et du fonctionnement de l’Etat,
  • indépendance industrielle, alimentaire, énergétique vs mondialisation

J’irai donc voter au 2° tour, il faudra que je choisisse entre deux maux.Pas gagné, à moins que la lumière ne se fasse mercredi soir.

Gardons confiance.

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Halte à la « Poutinite* »

*Poutinite : critique systématique et permanente de l’action du président Poutine (néologisme du JCR-Institut)

Je lis, j’entends, je vois des critiques acerbes contre Poutine sur l’affaire de l’Ukraine : soit.
Mais ne faut-il pas regarder la poutre que nous avons dans notre oeil?

La Russie : un pays enclavé

Je vous invite à comprendre (pas nécessairement accepter) le point de vue du patron du Kremlin en rappelant quelques incontournables ; la Russie est bloquée entre l’océan artique, l’Europe, des états en majorité musulmans, et l’Asie (essentiellement la Chine), d’où : 

  1. l’obsession de l’accès aux mers chaudes. Les seuls ports russes qui ne sont jamais bloqués par les glaces sont en Crimée (L’accès au port de Vladivostok n’est pas garanti toute l’année)
  2. le besoin quasi obsessionnel d’un glacis** protecteur au delà de ses frontières. Napoléon puis Hitler s’y sont embourbés, preuve de l’efficacité du dispositif,

Il faut aussi tenir compte d’une histoire toujours européenne et jamais démocratique ( la famille impériale russe était apparentée aux familles royales européennes). En outre, la Russie est essentiellement chrétienne et n’a jamais connu la liberté et les droits de l’homme.

 

Le casus belli de l’Ukraine

Ces 3 points éclairent à eux seuls la tension autour de l’affaire de l’Ukraine.
La chute de l’Union Soviétique a privé la Russie de son accès aux mers chaudes et de son glacis** protecteur alors que la zone des pays de l’OTAN n’a cessé de se rapprocher de la Russie ces 30 dernières années. Cette  frustration  s’est cristallisée autour de l’Ukraine en raison de ses ports de Crimée et de son souhait de rejoindre l’OTAN ce qui, pour la Russie, est totalement insupportable. En effet en pareil cas, la zone OTAN serait frontalière à la Russie dans sa totalité. (Le cas de la Géorgie est comparable)

Il y a mieux à faire avec la Russie

Faut-il crier haro sur Poutine? pas si sûr car ce dernier ne fait qu’incarner les intérêts les plus absolus de la Russie. Il est inutile de chercher à négocier avec lui ce qu’il ne peut pas négocier (comme l’accès de l’Ukraine dans l’OTAN). Inutile de chercher le drame auquel l’Europe n’est pas préparée. Désunie diplomatiquement et militairement, sans volonté affirmée, agissant au travers d’un OTAN qu’elle ne maîtrise pas, et tributaire du gaz russe, elle a perdu par avance la partie face à une Russie unie et dont la volonté est clairement exprimée. Peut-être serait-il plus judicieux de se focaliser sur les points qui nous rassemblent comme la lutte contre la Chine ou les pays musulmans comme la Turquie. Les tournées diplomatiques de notre bon président ne me semblent pas sérieuses.

Halte à la « poutinite »

Le président Poutine n’est pas libre de la politique étrangère de la Russie, il n’est que l’interprète d’une partition écrite par l’histoire et les intérêts essentiels de son pays. Certes, sa « fermeté » politique, maniant un peu la carotte et surtout le bâton, est critiquable. D’avantage de velours autour de la main de fer ne serait pas inutile, même si la démocratie est assez éloignée de l’histoire russe donc de sa culture. Il nous a fallu des siècles pour faire ce chemin, encore est-il fréquemment remis en cause, laissons à la Russie du temps pour y parvenir.

La Russie un pays hors normes (source wikipedia)

  • à cheval sur l’Europe et l’Asie la Russie est le plus vaste État de la planète, à cheval sur l’Asie du Nord (80 % de sa superficie) et sur l’Europe (20 %) soit 17 125 191 km2,
  • 78 % de ses habitants vivent en Europe
  • La Russie compterait en 2014, environ 77 % de croyants (dont 70 % de chrétiens).

** Glacis : zone de protection formée par des étatsplus ou moins dépendant militairement d’une autre puissance (déf. Larousse)

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Le pass sanitaire : Liberté vs Fraternité

Vaccinez-vous,

Vaccinez vous, le gouvernement ainsi que le milieu médical nous répètent ce message au motif que les risques encourus sont négligeables par rapport aux bénéfices. Il est permis d’entendre ce message de raison d’autant que l’immunité collective permettant l’allègement des mesures barrières est au prix d’une vaccination massive.
Il n’y a pas photo, ce raisonnement est implacable il répond au principe de fraternité inscrit dans la devise de notre république.
Cependant d’irréductibles gaulois résistent soit à la vaccination soit au pass sanitaire soit aux deux.

POURQUOI?

Serait-ce que les français sont volontiers frondeurs? Possible mais cette explication semble un peu courte, on peut chercher d’autres raisons :
– la préservation du secret médical est mise à mal par le nombre élevé de fichiers mis en jeu.
– les risques de la vaccination ne sont pas encore bien identifiés, il faudra attendre encore pour les cerner.
– Le manque de confiance accordé à une communauté scientifique travaillée par les labos et leurs moyens financiers dont l’usage est pour le moins suspect. La troisième dose est-elle médicalement nécessaire ou est-elle motivée par l’intérêt financier des labos? En outre, la cacophonie des sommités médicales n’inspire guère confiance ; chaque professeur y va de ses commentaires, chacun ayant à coeur de passer devant son collègue .
– Il en va de même des politiques et de l’administration du ministère de la santé qui ont brillé par leur langue de bois et leur incapacité à adapter l’organisation de la santé aux exigences de la gestion de crise.(je vous conseille cet article : https://www.institutmontaigne.org/publications/parcours-patient-parcours-du-combattant)
– Enfin ( et surtout) la liberté est un des trois piliers de notre société. Elle est mise à mal par les obligations de toute sorte autour du COVID.

Chercher l’équilibre

Nous sommes donc en présence de deux tendances qui devraient être complémentaires : l’une individuelle place la liberté au dessus de toute autre valeur, l’autre collective, privilégie la fraternité. Cependant ces deux approches s’inscrivent dans une époque de forte contestation (gilets jaunes) et de violence (attentats, black bloc) qui exacerbent encore les tensions. En outre, l’Etat est de plus en plus tatillon, présent et contraignant (réglemente tout et limite ou interdit beaucoup : caméras de surveillance, radars, normes dans la construction …..).

Le ras le bol est compréhensible, amplifié et généré par les réseaux sociaux.

Quand trouverons-nous paisiblement l’équilibre entre liberté et fraternité?

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Dictionnaire du vocabulaire tendance

Signe de l’agitation fébrile qui agite notre société, le vocabulaire  s’enrichit de nouveaux termes un peu snob qu’il est bon de connaitre. Voici un florilège de la  pensée actuelle qui s’éloigne du « simple is beautiful »

Bien-pensance :

désigne l’opinion et le comportement des personnes bien-pensantes, « dont les idées sont conformistes »1 et soumises au politiquement correct (wikipedia)

Cancel culture (culture de l’annulation) :

ou call-out culture (culture de la dénonciation), est une pratique née aux États-Unis consistant à dénoncer publiquement, en vue de leur ostracisation, les individus ou les groupes responsables d’actions ou de comportements perçus comme problématiques1. Cette pratique, avatar du politiquement correct, qui se rencontre dans le monde physique et sur les médias sociaux, suscite la controverse (wikipedia)

Essentialiser :

(absent des dictionnaire de l’académie française et du Larousse)
en philosophie, donner une essence à une existence (Universalis.fr)
Existence : pouvoir essentialiser le réel. Ce fut son illusion. L’essence n’est jamais que seconde, et c’est l’existence […] qui est première ». Cette « erreur » platonicienne fut reprise par les Pères de l’Église, qui intégrèrent dans leur conception de la Création la thèse essentialiste.(Universalis.fr)

Indigènisme :

Mouvement politico-social qui s’est développé vers les années 1920 en Amérique latine, notamment dans les pays andins, pour plaider la cause des masses indigènes opprimées par le système semi-féodal hérité de la colonie. (Son grand théoricien fut J. C. Mariátegui. Ses principaux représentants sont Alcides Argüedas, Jorge Icaza, Ciro Alegría et José María Arguedas.)

Ensemble de doctrines et de politiques qui insistent sur le rôle primordial de la civilisation indienne en Amérique latine. (Wikipedia)

Intersectionnalité :

(de l’anglais intersectionality) ou intersectionnalisme est une notion employée en sociologie et en réflexion politique, qui désigne la situation de personnes subissant simultanément plusieurs formes de stratification, domination ou de discrimination dans une société. (Wikipédia)

Mouvement identitaire :

La mouvance identitaire est un mouvement politique, une école de pensée ou un courant politique de l’extrême droite européenne apparu à la fin du XXe siècle. Elle met l’accent sur la défense des Européens, avec une vision ethnique et culturelle de la politique. (wikipédia)

Métavers

(de l’anglais metaverse, contraction de meta universe, c’est-à-dire méta-univers) est un monde virtuel fictif. Le terme est régulièrement utilisé pour décrire une future version d’Internet où des espaces virtuels, persistants et partagés sont accessibles via interaction 3D.

Une définition différente considère « le métavers » comme l’ensemble des mondes virtuels connectés à Internet, lesquels sont perçus en réalité augmentée. (wikipedia)

Politiquement correct :

(anglicisme de politically correct ou political correctness) désigne, principalement pour la dénoncer, une attitude qui consiste à policer excessivement ou modifier des formulations parce qu’elles pourraient heurter certaines catégories de personnes, notamment en matière d’ethnies, de cultures, de religions, de sexes, d’infirmités, de classes sociales ou d’orientation sexuelle. (Wikipedia)

Racialisme :

Le racialisme est un courant de pensée distinct du racisme, apparu en Europe au milieu du XIXe siècle, qui prétend expliquer les phénomènes sociaux par des facteurs héréditaires et raciaux. Ce courant, lié à la théorie des races qui émerge au XVIIIe siècle, culminerait avec les travaux de Arthur de Gobineau, de Gustave Le Bon et Georges Vacher de Lapouge (Wikipedia)

Racisme systémique :

Le racisme systémique désigne l’ensemble de la structure sociétale composée d’institutions, de lois et de politiques qui maintiennent un système d’inégalités qui privilégie et opprime différents groupes dans la société selon l’identité raciale qui leur est attribuée. Ces inégalités confèrent des privilèges aux personnes blanches et portent atteinte aux droits des personnes racisées et autochtones (Amnistie International)
Ce processus n’est pas toujours intentionnel et il ne signifie pas nécessairement que le personnel de l’organisme est raciste à titre individuel. Bien au contraire, la notion de racisme systémique implique que même si personne n’est consciemment raciste dans une institution, elle peut quand même opprimer les personnes racisées et autochtones.(Amnistie International)

Résilience :

La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l’événement traumatique de manière à ne pas, ou plus, vivre dans le malheur et à se reconstruire d’une façon socialement acceptable.(wikipedia)

Sérendipité

La sérendipité désigne, dans son sens le plus large, le don de faire, par hasard et sagacité, une découverte inattendue et fructueuse, notamment dans le domaine des sciences.(wikipedia)

Woke :

Apparu dans le vocabulaire français très récemment, le mot woke est un terme apparu durant les années 2010 aux États-Unis, pour décrire un état d’esprit militant et combatif en faveur de la protection des minorités et contre le racisme. Il dérive du verbe wake (« réveiller »), pour décrire un état d’éveil face à l’injustice (wikipedia).
Si la définition recueille l’assentiment de la plupart, des dérives extrémistes sont apparues qui ne recueillent pas forcément les suffrages.

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Réformer l’Etat ?

Notre démocratie est malade d’une concertation défaillante et d’une gouvernance très centralisée. Nos élites sont dépassées par la réalité du terrain et enfin, le gouvernement a du mal à s’organiser dans ces temps de crise. Réformer l’Etat? Est-ce souhaitable? Est-ce possible?

La réforme de l’Etat est nécessaire

Notre démocratie est malade

Quand le citoyen ne se reconnait plus dans dans les décisions de ses dirigeants, la démocratie est en danger. La valse hésitation gouvernementale dans la gestion du COVID et la cacophonie du milieu médical sur fond de lobbying pharmaceutique, en est l’exemple flagrant. Elle conduit à des décisions et une communication détachées des réalités du terrain. La confiance a disparu, alors pas étonnant que 60% des français ne souhaitent pas se faire vacciner. (ils se rappellent également que la communauté scientifique avait arrêté le nuage de Tchernobyl à nos frontières)
                La confiance se mérite  : elle se gagne peu à peu
La concertation avec les parties prenante est défaillante, le processus de décision n’arrive pas à associer les acteurs du terrain à la décision. La décision est « hors sol« 
Dans les temps ordinaires du passé, les lourdeurs administratives pouvaient se justifier par un besoin de prudence et de qualité. Mais les temps ont changé, le monde va de crise en crise, toujours plus vite. Pour plus de rapiditè, la prise de décision nécessite des processus plus participatifs des forces vives du pays .
                     L’Etat doit devenir souple, félin et maneuvrier
Ces processus restent à trouver et à mettre en place ; un petit coup d’oeil vers les spécialistes de la crise  (pompiers, militaires, industrie) pourrait être fructueux.  Il faudrait certainement remettre en cause le bicamérisme et le mille-feuille administratif actuel. La V° république serait-elle à bout de souffle?.
Il ne s’agit ici que de la France, mais l’Europe ne semble pas mieux lotie.

La culture « hors sol » de nos élites

Il ne se passe une journée sans que j’entende des critiques contre les « costumes cravates », et leur culture « hors sol« , qui gouvernent et administrent l’Etat ; Nicolas Machiavel fut un des premiers à faire usage du mot stato dans le sens d’«unité politique d’un peuple qui le double et peut survivre aux allées et venues non seulement des gouvernements mais aussi des formes de gouvernement ». Cette culture « hors sol » de nos élites se manifeste de 3 façons différentes :  sentiment de servir l’Etat (et pas la France), concurrence entre les élites (flagrant entre l’X et l’ENA), et enfin le sentiment diffus que l’erreur leur est  inconcevable.

Servir l’Etat

 Les hauts fonctionnaires au sein des cabinets ministériels sont au service de l’Etat (les grands serviteurs de l’Etat). Plus rarement parle-t-on de la France et des français. C’est ce que j’ai pu constater pendant les 2 années passées proche du cabinet du premier ministre.
La conséquence est fort dommageable pour la France, le gouvernement légifère et les français font leur vie comme ils peuvent en contournant ces textes souvent kafkaïens : on ne saurait les en blâmer.
En corollaire, l’Etat génère sa propre culture de management qui se traduit souvent par des contradictions, des absurdités, des surcouts et une perte de temps.

Concurrence entre les élites

La carrière de grand serviteur de l’Etat passe par une concurrence rude, les joutes se font à fleuret moucheté mais sans concession, surtout quand les écoles d’origine sont différentes. La méfiance est souvent la règle même entre camardes de promotion. Il est fort dommage qu’un potentiel intellectuel de ce haut niveau soit gaspillé dans des luttes picrocholines.

L’erreur est  inconcevable : une confiance en soi excessive

Dans le brouillard des conscience, erre le sentiment diffus qu’un cerveau d’exception formé dans les meilleurs écoles de la république ne peut se tromper. Tout au plus le doute, qui demeure l’exception, conduira à demander son avis à un camarade issu du même moule « hors sol ».

Il faut reconnaitre que nos élites sont dotées de capacités intellectuelles hors du commun ; il ne faut donc pas casser mais réformer le fonctionnement de l’Etat et de ses serviteurs

La réforme de l’Etat est urgente

Quelques questions à se poser

Notre démocratie est malade, nos élites sont « hors sol », dés lors il convient de se poser certaines questions pour aller de l’avant faut-il :

  • supprimer l’ENA, ou faut-il simplement  réformer cette école en modifiant la culture qu’elle transmet? 
  •  diminuer drastiquement le nombre de fonctionnaires diminuant ainsi la capacité d’élaborer de nouveaux textes? 
  • instaurer la parité (grandes écoles, monde du travail) dans les ministères?
  •  repenser le modèle de fonctionnement gouvernemental?

La crise est devenue la norme

La crise est la conséquence de tout évènement inattendu qui bouleverse le fonctionnement d’une organisation. Elle conduit à prendre des décisions dans un contexte qui se caractérise par :

  • un effet de surprise
  • un contexte de rupture
  • un contexte d’urgence

Véritable défi pour les manager, les caractéristiques de la gouvernance de crise sont :

  • l’importance des enjeux
  • accélération du temps
  • complexité (acteurs nouveaux et facteurs nombreux)
  • montée du doute et du danger
  • communication rapidement confuse et/ou contradictoire

Appliquer le management des temps « ordinaires » aux temps de crise, et c’est la catastrophe assurée.(exemple la gestion calamiteuse du COVID)

Quelques pistes pour la réforme de l’Etat

Le « mode projet », peut être utile pour son organisation et son processus. Que soit en cascade ou en mode agile, toutes les méthodes de gestion de projet définissent parfaitement les phases à suivre. Plus particulièrement une phase préalable de recensement de l’existant et de définition de l’objectif puis de recherche d’un effet majeur1 pourrait servir d’exemple. Le principe de qualité intégré pourrait être également  être source d’inspiration.

Les acteurs de la gouvernance « usine à gaz » peuvent être répartis dans 3 cercles concentriques:

  1. au centre : le président conçoit la politique à suivre, le gouvernement conduit cette politique (lois, décrets, règlements) le parlement vote les lois (assure le contrôle)
  2. 2° cercle : les comités « théodules » étudient et conseillent (ils sont actuellement très nombreux et coûtent cher). Par nature indépendant et irresponsables, ils servent parfois de point de chute à certains.( F Bayrou, J. Lang, S. Royal pour les plus connus……)
  3. dernier cercle : les parties prenantes qui tentent d’exécuter comme ils peuvent

Le « mode crise » resserre les liens entre les couches concentriques de management (unité de lieu, unité de temps, cohérence de la décision). Plus la situation s’apparente à une situation de crise et plus l’unité de lieu et de temps est nécessaire pour assurer la cohérence de la décision. Ainsi, les conseils de défense, comité restreint éloigné des parties prenantes  doivent être réservés aux temps « ordinaires » ou à l’extréme urgence quand il vaut mieux une décision imparfaite à pas de décision du tout (mais c’est assez rare).

Ainsi, la gouvernance de l’Etat doit s’appuyer sur une organisation en nid d’abeille autour de l’exécutif sur la base de l’unicité de lieu et de temps pour une meilleure cohérence de la décision avec la réalité du terrain.
A quand le gouvernement dans un gymnase entouré de ses conseillers et des parties prenantes ?

La réforme de l’Etat est nécessaire et possible

L’organisation actuelle fonctionne plutôt bien en temps ordinaires, quoique la lenteur actuelle du processus décision-action n’est peut-être plus adaptée. La gouvernance de l’Etat est centralisée. Tout ce qui dirige et administre le pays depuis les ministres jusqu’aux guichetiers peine à se remettre en cause. Prisonniers de leurs us et coutumes, ils sont les otages du bien faire (dans le respect du règlement) et non de l’efficacité. Cette administration (que parait-il le monde nous envie) génère toujours plus de règles dans lesquelles elle s’empêtre. Une sérieuse remise en cause de l’Etat est plus que jamais nécessaire à l’époque où les GAFAM concurrencent leur légitimité.
La lenteur actuelle du processus information-discussion-décision-action n’est plus adapté à la rapidité du monde moderne. Elle favorise le passage à une organisation inspirée de l’organisation de crise.
La fonction publique a besoin de sang frais et d’idées nouvelles. Elle doit subir une cure d’amaigrissement et de simplification. Saura-t-elle se réformer en profondeur? Le bégaiement gouvernemental à l’occasion de la crise du COVID indique qu’il n’en prend pas le chemin.

Il y a urgence, mais alors que faire, comment le faire? et surtout qui va le faire?

1 Effet majeur : pour les militaires c'est la condition essentielle à réaliser sur les acteurs, le terrain, en un lieu, un moment et pendant un temps donné et qui concrétise le succès de la mission.
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Géographie de la Turquie : les leviers de sa puissance

drapeau de la Turquie

drapeau de la Turquie

Après l’histoire de la Turquie, je vous propose de nous pencher sur sa géographie qui lui donne une place très particulière dans le monde avec des atouts importants. Le drapeau de la Turquie a été adopté en 1844. La première utilisation du design du drapeau actuel remonte à 1793. Les derniers changements apportés au drapeau de Turquie actuel remontent à 1936.

Géopolitique

  • La Turquie, trait d’union (ou de désunion?) entre l’Europe, le Moyen-Orient et le Caucase :

Présence dans les institutions de l’Europe
Le 22/02/1945, opportuniste, la Turquie déclare la guerre à son allié traditionnel l’Allemagne. Elle gagne ainsi sa présence à la création de l’ONU. En 1947, elle signe des accords de coopération avec les USA et bénéficie du plan Marshall. En 1950, elle rentre au conseil de l’Europe et elle devient membre de l’OTAN en 1952. Une base militaire US y est encore installée mettant la Russie à portée des missiles US
Défiance des pays du  Moyen-Orient
Le souvenir de l’empire Ottoman imprègne les relations avec les pays arabes voisins, nostalgie d’un côté et, de l’autre, méfiance teintée d’aversion. Ces relations ambigües sont encore alourdies par la présence morale de la France et de la Grande-Bretagne auxquels ces pays arabes avaient été confiés (régime du protectorat). Pour ce qui nous concerne, la France a une influence régionale importante qui dérange bien le président Erdogan.
Interventionniste dans le Caucase
Ici aussi le souvenir de l’empire Ottoman imprègne les relations entre états. La Turquie et la Russie se disputent leur influence sur le Caucase.

pomme de discorde

le haut-Karbagh, une pomme de discorde

Prenons l’exemple du Haut-Karabagh, petite république auto proclamée, ce territoire est essentiellement peuplé d’arméniens. Arménie et Azerbaïdjan se le disputent : « J‘avais dit qu’on chasserait (les arméniens) de nos terres comme des chiens et nous l’avons fait » (psdt de l’Azerbaïdjan Ilham Aliev). La première est plus petite et la seconde est manipulée et armée par la Turquie. La géographie de la Turquie place l’Arménie en tenaille avec l’Azerbaïdjan.  Le déséquilibre du rapport de force est encore accentué par la livraison d’armes efficaces par Israël qui dépend pour beaucoup du pétrole de Bakou. Le conflit tourne inéluctablement au détriment de l’Arménie. C’est alors que la Russie impose un cessez le feu reléguant ainsi la Turquie, jusqu’alors maître du jeu, à un rang de puissance subalterne.
Ce cessez le feu met également fin à une « guerre de religion » : « Le haut Karabagh redevient un pays de l’islam et reprend sa place sereine à l’ombre du croissant » (Pdt Erdogan)

  • La géographie de la Turquie la place à la croisée des chemins du gaz et du pétrole

Bordée au nord par la mer noire et au sud par la méditerranée, la Turquie dispose de 7200km de côtes.

les enjeux du gaz et du pétrole

la Turquie : enjeux pétroliers et gaziers

Elle conteste vigoureusement les limites de sa ZEE pour l’heure mal définies (voir la carte) avec la république de Chypre (membre de l’UE) . Cette contestation est d’autant plus forte que cette partie de la méditerranée est très riche en gaz. Certains gisements sont actuellement en exploitation. La Turquie fait monter la pression en envoyant des batiments  de guerre escorter un navire d’exploration turc. Des incidents avec la frégate Courbet ont fait récemment la une  des journaux spécialisés. Le porte avion Charles de Gaulle a également fait une escale remarquée à Chypre (Honi soit qui mal y pense)

1936 la convention de Montreux confie la garde du Bosphore (et du détroit des Dardanelles) à la Turquie au grand dam de Staline, la Russie a toujours voulu conserver un accès sur aux mers chaudes ( l’affaire de la Crimée en est la manifestation récente). La capacité turque de vérouiller les détroits indispensables à la flotte Russe a plaidé pour l’accès de la Turquie dans l’OTAN.

Géographie physique

  • Des paysages variés

La Turquie (pour sa partie orientale) est un grand plateau  (climat continental : peu de pluies +40°c à -40°C – Anatolie et Cappadoce) bordé au nord par la chaine pontique (voir la carte) très  pluvieuse et au sud par les monts Taurus qui présente un climat méditerrannéen. La frontière est également montagneuse (mont Ararat 5166m est le plus haut sommet turc).

  • Le château d’eau du Moyen Orient

le chateau d eau du Moyen-Orient

La Turquie est l’un des pays sismiquement les plus actifs au monde. La région montagneuse à l’est est la source de nombreux cours d’eau (le Tigre et l’Euphrate) qui irriguent bon nombre de pays du moyen orient (Syrie, Iran, Irak). A des fins agricoles et énergétiques la Turquie a établit plusieurs barrages et développe plusieurs projets qui alimentent les tensions avec les pays voisins du Moyen-Orient.

Population

La population turque est forte de 80 millions d’âmes. C’est pays jeune (moyenne d’age 31,4 ans) et en forte croissance démographique (1,3% par an). A elle seule Istambul  compte 12 millions d’habitants. La population turque est homogène si l’on excepte 7% de kurdes. La politique démographique est marquée par :

1 – L’épuration ethnique

L’histoire de la Turquie est jalonnée de progroms, de génocide (non reconnu) et de déplacements forcés de population. Si l’histoire retient surtot le génocide arménien, grecs, chypriotes et kurdes gardent dans leur mémoire collective le souvenir des  souffrances engendrées par cette politique.

2 – Une forte émigration

L’émigration de Turquie revêt un caractère continu, dynamique et contemporain. Aujourd’hui, les migrants de Turquie sont près de 3,5 millions en Europe, dont plus de deux millions en Allemagne, environ 300 000 en France et 100 000 en Belgique. Même si des particularités nationales se font jour, l’ensemble des migrants de Turquie en Europe conservent un attachement matériel et symbolique à la « communauté d’origine ».
A noter la forte émigration kurde depuis 1990 quand l’armée turque a commencé la destruction systématique des villages kurdes qui résistaient à la politique d’Ankara.
En France, la communauté turque est travaillée par les activistes pro Erdogan ( les loups gris aujourd’hui dissous) qui s’affrontent régulièrement violemment avec les communautés arménienne et kurdes (évènements de Dijon).
La forte communauté turque en Allemagne explique peut-être la prudence de cette dernière que l’on peut considérer comme timorée dans la lutte contre l’expansionisme de la Turquie actuelle.

La géographie de la Turquie : les leviers de sa puissance

La géographie de la Turquie lui confère un pouvoir d’influence considérable sur l’Europe, le Moyen-Orient , les pays du Caucase et la Russie. elle contrôle l’accès aux mers chaudes de la Russie,  et les approvisionnement en eau du Moyen-Orient, sa population est jeune, homogène (exceptés les 7% de kurdes), alliée avec l’Azerbaïdjan (« un peuple deux états » président Erdogan) et au carrefour des voies du gaz et du pétrole, la Turquie a un pouvoir d’influence considérable alors que sa diaspora en Europe est un outil de pression qu’il ne faut pas sous-estimer.
Elle en use et en abuse : jusqu’à quand?

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Ras le bol des caricatures de Charlie

Les caricatures de Charlie sont contestables

Les caricatures de Charlie ne semblent pas poursuivre d’objectif clair, au contraire du Canard enchainé qui dévoile, explique, soulève le voile. Ici pas de but évident si ce n’est de clamer un anti-cléricalisme pur et dur. Au demeurant, l’outrance et la vulgarité sont aux rendez-vous ; personne n’est épargné, personnel politique, chrétiens, musulmans. Je trouve ces caricatures choquantes et de mauvais goût.
Ce mauvais goût ne justifie en rien les morts et les attentats.
Cependant, en école primaire, mon instit hussard de la république éminemment respectable, m’avait appris que la liberté de chacun s’arrêtait où la liberté des autres commençait.  Il en est de même pour le respect : liberté, évidemment, égalité, certainement, fraternité, nous en sommes loin.

France, je ne te comprends plus. Tu favorises le politiquement correct pour ne blesser personne quitte à vider ton discours de son contenu, et par ailleurs tu défends ces caricatures offensantes.

Plusieurs morts injustifiés, des blessures profondes ; n’est-il pas temps de siffler la fin du match?

Notre président en remet une couche

Sur la chaîne de télévision Al Jazeera, notre président persiste et signe, faisant ainsi l’apologie du mauvais goût. Au nom de la liberté de la presse, il tente d’expliquer la position de la France. Sauf que les auditeurs de cette chaîne ont peu de chance de comprendre et d’admettre. les manifestations anti françaises ne se sont pas calmées pour autant pas plus que le boycott des produits nationaux.

Notre président hors sol ne ferait-il pas les affaires de son « ami » Erdogan et de l’islamisme radical?

 

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Histoire de la Turquie

Il est beaucoup question ces temps-ci de la Turquie et de son président Recep Tayyip Erdoğan qui par ses actes et ses déclarations nous inquiètent. Pour trouver son cap dans cette affaire d’une rare complexité, il faut dans un premier temps s’imprégner de l’histoire de la Turquie puis de sa géographie. Dans un troisième article nous essaierons de nous faire une opinion en analysant les actions et les déclarations récentes de son président.

L’histoire de la Turquie est mouvementée

L’empire Ottoman

histoire de la Turquie - le démembrement de l'empire ottoman

splendeur et décadence de l’empire ottoman

Soliman le magnifique se lance dans une politique de conquêtes couronnée de succès.

  • Cependant en 1565, l’expansion de l’empire Ottoman marque un coup d’arrêt avec l’échec du siège de Malte défendue héroïquement et intelligemment par les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem commandés par Jean de la valette. Ce dernier donnera son nom à la capitale actuelle de l’ile de Malte.  l’empire est alors considérable, il s’étend sur bon nombres de pays arabes actuels et sur une partie de l’Europe centrale.
  • 1840 : Le traité de Londres démantèle l’empire ottoman  (voir la carte).
  • 1918 : après une alliance avec l’Allemagne, la Turquie prend ses frontières actuelles.
    De cette histoire, il reste une nostalgie turque de la grandeur passée, de solides inimitiés (pour le moins) des kurdes, des arméniens, des arabes, des grecs  voire des russes ….
  • 1923 : (24 juillet) le traité de Lausanne impose des échanges de population entre la communauté musulmane de Grèce (500 000) qui doit rejoindre la Turquie  et la communauté orthodoxe de Turquie (3 millons) qui doit rejoindre la Gréce (la moitié émigrerons vers les Etats-Unis). Les grecs restent marqués par le manque d’humanité de cet exode.

La révolution kémaliste

  • 1923 – 1938 :
    Inspirée par la France des lumières, Mustafa Kemal s’appuie sur l’armée pour faire la « révolution à toute vapeur ». Il ambitionne de faire de la Turquie un état laïque moderne  : l’école est gratuite et obligatoire y compris pour les jeunes filles, l’alphabet ottoman est remplacé par l’alphabet latin. Le statut de la femme évolue : égalité avec les hommes, interdiction de la polygamie, de la répudiation et du port du voile, droit de vote et éligibilité, accès aux emplois administratifs. Le code civil s’inspire du code suisse, le code pénal du code italien et le code commercial du code allemand.
    Cependant l’Etat contrôle les religions (Direction des affaires religieuses)
    Enfin, en politique étrangère, la Turquie est fermement attachée au principe de neutralité, elle ne prendra pas part à la deuxième guerre mondiale.
    La révolution kémaliste prendra fin en 1945, le parti démocrate obtenant la majorité des urnes.

La Turquie actuelle

  • 1960  : Un coup d’état renverse le gouvernement au nom de l’armée, le parti démocrate étant accusé de violer la constitution pour rester au pouvoir. Il sera suivi en 1970 d’un nouveau coup d’état puis d’un troisième en 1980, la situation politico-sociale se dégradant .
  • 1983-2002 : un parti politique islamique tente de prendre le pouvoir, il y parvient aux élections de 2002 (parti AKP). Erdogan devient premier ministre  puis en 2003 président de la république.

L’histoire de la Turquie passe par Chypre la déchirée

L’ile de Chypre est emblématique de la complexité de la situation turque.

  • 1925 : Chypre est une colonie de la couronne britannique.
    Naissance d’un mouvement en faveur de l’autodétermination qui n’arrive pas à faire l’unanimité, les grecs souhaitant une union avec la Grèce.
  • 1960 : La république de Chypre devient indépendante sous la présidence de Mgr Makarios (orthodoxe grec) et la vice présidence de Fazil Küçük (turc).
  • 1964 : Les tensions interethniques sont telles que l’ONU déploie une force de maintien de la paix.
  • 1974 : le régime des « colonels grecs » tente un coup d’état pour renverser Mgr Makarios. Aussitôt la Turquie envahit Chypre et s’empare du tiers nord de l’ile poussant à l’exil 80000 chypriotes grecs. (voir la carte)
  • 1983 : La « république turque de Chypre » est proclamée, reconnue uniquement par la Turquie.
  • 2004 : La république de Chypre entre dans l’UE et adopte l’euro en 2008.

Actuellement l’ile est encore séparée par la »ligne verte » qui prend la forme d’un mur coupant ainsi Nicosie en deux (seul un point de passage est ouvert rue Ledra). La force de maintien de la paix est toujours présente avec des effectifs réduits. Les pourparler sur la réunification s’enlisent.

En synthèse

L’histoire de la Turquie lui a attiré de fortes inimitiés en raison de sa politique expansionniste et souvent brutale. Cependant, elle fait partie de toutes les institutions européennes et de l’OTAN depuis 1945. Elle demande son adhésion à l’Europe depuis 1987, mais la Turquie a bien changé et son adhésion à l’UE fait actuellement débat.
Au fil du temps  l’histoire de la Turquie est passée d’un empire à une république laïque stricte, puis  à un islam politique militant. Une constante se dégage, la « Turquie aux turcs » éventuellement par la force.

Faut-il avoir peur de la Turquie? Au vue de son histoire, on peut  pour le moins nourrir quelques craintes.

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Le télétravail ? 2 modalités

Nous avons vu les avantages et les risques du télétravail dans un précédent article, il en ressort  2 types de risques (de sécurité et humain) qu’il faut absolument maîtriser faute de quoi on foncerait dans un brouillard épais ; échec assuré. Voici les modalités du télétravail :

Modalités pour maîtriser les risques de sécurité du télétravail

Il y a deux manières de procéder, par le besoin ou par les solutions :

  • par les solutions :
    cette méthode semble plus simple (« avec un VPN je suis tranquille… ») sauf qu’elle conduit à surdimensionner et multiplier les outils de sécurité, ce qui coute cher et ralentit les performances de l’informatique, elle laisse également des « trous dans la raquette »,
  • par le besoin :
    il faut alors faire une analyse assez pointue des besoins en sécurité. Que dois je dois protéger en terme de confidentialité, intégrité et de disponibilité des données et des traitements. Il faut alors confronter les besoins aux menaces (résultat des failles et des menaces.

Bien évidemment, la deuxième méthode offre de nombreux avantages : solutions techniques appropriées gage d’économie malgré un investissement  onéreux, elle oblige à se poser de bonnes questions.

Nous rappelons que la grande majorité des accidents de sécurité sont d’origine humaine, (négligence, perte, vol ….)

Et maintenant des conseils et des solutions

>pour les employés

  1. les consignes de sécurité à la maison sont aoolicables à la maison
  2. séparer les outils pro et personnels
  3. utiliser des mots de passe complexes et renouvelés fréquemment (chaque mois mois et demi)
  4. s’interdire les téléchargements qui ne sont pas cautionnés par l’entreprise
  5. faire les mises à jour de sécurité des appareils
  6. sécuriser les connexion WIFI
  7. équiper vos machines d’un antivirus
  8. attention aux mails, portes ouvertes sur la désinformation et les attaques de sécurité en tous genres

>pour les employeurs

  1. mettre en place des règles précises (charte)
  2. équiper les télétravailleurs d’un équipement ad hoc
  3. durcir la politique de sauvegardes (données et traitements)
  4. mettre en place un VPN (réseau privé virtuel) véritable tunnel sécurisé entre l’entreprise et un télétravailleur
  5. faire la chasse au télétravail « gris » c’est à dire informel qui échappe à la charte
  6. Contrôler l’application des mesures ci dessus et ne pas abandonner les télétravailleurs en matière de sécurité

Modalités pour maîtriser les risques humains du télétravail

L’entreprise comme les salariés ont grand intérêt à ce les modalités du télétravail soient clairement établies afin d’éviter les nombreux pièges qui jalonnent la mise en oeuvre du télétravail

HST :

  • adapter l’ergonomie :
    le travail hors des locaux de l’entreprise ne saurait excuser un poste de travail dépourvu du confort afférent au travail prolongé derrière un ordinateur (posture, vision …..)
  • disposer d’un espace dédié :
    L’environnement (les enfants particulièrement) ne doit pas perturber le télétravailleur. La concentration et/ou les appels visio ou téléphoniques (clientèle, visio conférence …) nécessitent un peu de solitude.

Les coûts :

Qui paye? est une question importante qui doit impérativement être réglée. Il s’agit de l’équipement (ordinateur, ligne, mobilier ….) et de l’usage (frais téléphoniques, toner, fournitures de bureau …)

Psychologie et société :

pyramide de MASLOW

pyramide de MASLOW

  • conserver le lien social
    est essentiel pour le salarié (besoin d’appartenance)
  • clarifier la gestion du temps
    qui peut (doit?) être adaptée à chacun. En effet, il s’agit de prendre en compte à la fois les impératifs de l’employeur et les contraintes du salarié
  • préciser les modalités de contrôle et de management (besoin de sécurité) :
    le contrôle des horaires (35 heures) n’a plus grand sens dans le cas du télétravail, il s’agit donc de trouver (au cas par cas) des moyens de mesure de la qualité et de la quantité du travail fourni (travail par objectifs). Attention, piège : la tendance naturelle et de définir des objectifs trop ambitieux, le droit à la déconnexion devient alors difficile à assurer.

Les modalités qui nous semblent essentielles

  • établir une charte écrite et signée par le télétravailleur (chacun est un cas particulier) et l’employeur
  • privilégier les espaces de co-working proches du domicile du salarié (les élus locaux devraient se sentir interpelés)
  • favoriser les opérations de cohésion et d’intégration
  • favoriser les solutions mixtes (présentiel et télétravail)

En conclusion

Il faut être au clair sur les attendus du télétravail. Le choix est simple entre :

Dans tous les cas, les règles de sécurité informatique devront être appliquées rigoureusement.

 

Quelques références

La prévention des risques du télétravail par « Officiel prévention »
teletravail-et-securite-informatique par Certigna
télétravail, conditions règlementaires et conventionnelles par la CCI Paris-idF

Remerciements

à Louis KOHN pour son aide et ses compétences

 

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