Notre démocratie

Notre démocratie

 

L’heure est elle venue de repenser le fonctionnement et la place de l’état?

Notre constitution date de 1958 (62 ans) et consacre le principe d’un régime présidentiel s’appuyant sur un état puissant et centralisé. Malgré les efforts de « régionalisation », l’Etat jacobin persiste, laissant peu de prérogatives et responsabilités aux instances locales.

Notre démocratie était en crise avant l’épisode du Covid19 qui a mis en lumière les faiblesses de notre système de gouvernance du pays : trés centralisé, aux mains des technocrates de l’Etat jaloux de leur prérogatives. Notre système souffre également d’une règlementation tatillonne que l’administration fait appliquer avec beaucoup de zèle.
Alors que l’éthique de la classe politique laisse parfois à désirer, cette même classe politique a préféré depuis longtemps l’achat de la paix sociale à la recherche du plein emploi, multipliant ainsi les subventions et les indemnités.
Alors, va-t-on prendre en compte les leçons de la « guerre » du Covid19 et si oui, comment?Va-t-on tenter de faire évoluer la formation des grands serviteurs de l’Etat? Va-t-on positionner le Pays au dessus de l‘Etat français? wait and see.

L’heure est elle venue de repenser le fonctionnement et la place de l’état?

L’argent roi

L’argent a toujours été un élément structurant de notre sociètè. A la fois outil d’échanges, de puissance, de reconnaissance, de différentiation sociale mais aussi de corruption, même dématérialisé, il reste omniprésent.
Reflets de notre société,  les écarts entre haut et bas revenus sont élevés sous le double effet de la hausse des hauts salaires et de la multiplication des sources de revenus (parachutes dorés, cumul des mandats, primes diverses, cumul des fonctions)

 

Etat providence vs Etat désengagé

L’Etat-providence est fauché, résultat de décennies d’achat de la paix sociale à coup de subventions diverses alors que l’objectif aurait pu être le travail pour le plus grand nombre. Cet assistanat participe à la dette nationale qui ne cesse de se creuser. Pour en limiter les conséquences, les prélèvements obligatoires augmentent et l’Etat se désengage des domaines régaliens comme la santé.

Etat normateur

Parallèlement les lois, les décrets, les normes et règlements de tous ordres se sont multipliés. Ils génèrent des coûts supplémentaires (flagrant dans le bâtiment) et des lourdeurs administratives insupportables. L’informatique aurait du pourtant tout simplifier ; au contraire (comparez deux fiches de paye à 15 ans d’intervalle).

Ethique élastique du personnel politique

Par ailleurs, nos politiques se sont attribués des avantages importants et se placent parfois au dessus des lois (les exemples ne manquent pas). La classe politique, pléthorique, ne donne pas un exemple vertueux et coûte cher. En revanche, la nouveauté c’est que tout le monde est maintenant au courant. Les « affaires » sortent ; certains se font attraper par la patrouille.

la formation des grands serviteurs de l’ETAT

L’énarchie est pourvoyeuse des grands serviteurs de l’Etat. est-elle la mieux placée pour animer les cabinets ministériels et autres instances qui nous gouvernent? Elle est au service de l’Etat et non de la France ce qui fait une grande différence.

Faut-il repenser l’ENA?

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