Ras le bol des caricatures de Charlie

Les caricatures de Charlie sont contestables

Les caricatures de Charlie ne semblent pas poursuivre d’objectif clair, au contraire du Canard enchainé qui dévoile, explique, soulève le voile. Ici pas de but évident si ce n’est de clamer un anti-cléricalisme pur et dur. Au demeurant, l’outrance et la vulgarité sont aux rendez-vous ; personne n’est épargné, personnel politique, chrétiens, musulmans. Je trouve ces caricatures choquantes et de mauvais goût.
Ce mauvais goût ne justifie en rien les morts et les attentats.
Cependant, en école primaire, mon instit hussard de la république éminemment respectable, m’avait appris que la liberté de chacun s’arrêtait où la liberté des autres commençait.  Il en est de même pour le respect : liberté, évidemment, égalité, certainement, fraternité, nous en sommes loin.

France, je ne te comprends plus. Tu favorises le politiquement correct pour ne blesser personne quitte à vider ton discours de son contenu, et par ailleurs tu défends ces caricatures offensantes.

Plusieurs morts injustifiés, des blessures profondes ; n’est-il pas temps de siffler la fin du match?

Notre président en remet une couche

Sur la chaîne de télévision Al Jazeera, notre président persiste et signe, faisant ainsi l’apologie du mauvais goût. Au nom de la liberté de la presse, il tente d’expliquer la position de la France. Sauf que les auditeurs de cette chaîne ont peu de chance de comprendre et d’admettre. les manifestations anti françaises ne se sont pas calmées pour autant pas plus que le boycott des produits nationaux.

Notre président hors sol ne ferait-il pas les affaires de son « ami » Erdogan et de l’islamisme radical?

 

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6 réponses à Ras le bol des caricatures de Charlie

  1. MARINO Jean-Michel dit :

    La loi est la loi, elle est là pour être appliquée, et elle ne prévoit pas de sanction pour le mauvais goût, ni apparemment pour les caricatures à caractère blasphématoire. C’est le résultat d’une évolution historique et je ne pense pas possible de faire marche arrière. Par contre, on manque singulièrement de tribune pour exprimer son aversion pour cela: côté clergé catholique, on tendait à penser qu’il valait mieux se taire et encaisser plutôt que d’alimenter une publicité excessive autour de ces excès, côté Daech, qui a perdu sa souveraineté territoriale, c’est au contraire une opportunité pour poursuivre la lutte sur le plan intérieur, en mobilisant des militants exaltés.

  2. Perignon dit :

    La législation française est ainsi faite qu’elle laisse un océan de liberté à ses compatriotes. A eux d’en faire un bon usage, proportionné… et je m’en réjouis
    Ce n’est pas cette liberté qui est à critiquer mais le manque de vision de nos gouvernants qui préfèrent mettre en avant « un politiquement correct » plutôt que de pendre à bras le corps ces problèmes qui risquent de transformer de manière irréversible notre société.

    Continuons à nous battre contre l’obscurantisme et le séparatisme qui ne doivent absolument pas prendre racine dans notre société .

    Vive la République laïque vive la France libre

  3. John dit :

    Ce poste soulève deux problèmes.

    Tout d’abord peut-on rire de tout ?
    Mon avis est que oui tant qu’on reste à l’intérieur de son auditoire car au delà les propos peuvent s’avérer blessants, offensant ou blasphématoire. Pour moi les lecteurs de Charlie Hebdo constituent un lectorat précis et donc ce qui y est publié vise précisément une cible avertie. Le glissement vient plutôt de l’univers médiatique qui utilisant un fait divers anecdotique propage du coup celui-ci à grande audience. Pour moi la faute est là.

    Ensuite Monsieur Macron a-t-il raison dans la défense de la liberté de la presse et de la laïcité française ?
    Là encore oui je crois qu’il a raison. Il est grand temps de faire preuve de fermeté dans ce débat surtout que la mise en cause touche l’islam. Non pas parce que ce serait moins grave vis à vis d’autres religions – un blasphème reste un blasphème – mais parce que l’islam est plus qu’une religion, c’est un système sociétal et politique. Cette dernière donnée est déterminante, nous devons faire comprendre au monde et au monde islamique en priorité que la France est un pays dont le système politique protège les religions mais ni ne les organise ni n’en subit même les influences.

  4. Françoise Marcel dit :

    La liberté d’expression est un des fondements de la démocratie au contraire des dictatures, prendre position contre le canard enchaîné et ses caricatures c’est faire le lit de l’islamisme, la mort du professeur s’en trouve bafouée, cette mort a réveillé le monde politique il est temps de s’attaquer à ce cancer islamique que l’on a laissé se développer depuis des années,les salafistes et le frères musulmans ne veulent pas respecter notre démocratie et veulent appliquer la Charia, Il n’y a pas d’accord possible avec eux,ne soyons pas angélique

  5. Cicchetti René dit :

    Je ne suis pas sûr que la solution viendra d’une simple attitude de fermeté de la France face aux attitudes extrémistes. Nous sommes en époque de chocs culturels intenses où les acteurs extrêmes aiment la mort et ne sont pas sensibles aux lois républicaines. Leurs actions imprévisibles sont destinées à provoquer les maximum de réaction avec le minimum de moyens. Réaction de mobilisation massive des systèmes de sécurité, génération massive de peur, désorganisation sociale, retournement massif des populations modérées.

    Ce sont ces dernières qu’il faut prendre en compte. Elles n’en sont pas encore à bafouer les lois républicaines, mais leur sensibilité culturelle mal considérée peut à terme les faire changer de camp.

    Que faire pour conserver des populations modérées dans la république, qu’elles soient musulmanes ou autres? La réponse n’est pas simple . Bien sûr les lois ont la caractéristique de définir un cadre majoritairement consenti (et non unanimement). L’éducation nationale ne peut plus être le seul lieu d’apprentissage du respect et de la tolérance, d’autres acteurs, et notamment les réseaux sociaux semblent avancer bien plus vite, privilégiant souvent les chapelles obscures.

    Les médias en général devraient être appelés à plus de responsabilité. Charlie Hebdo ou autres presse écrite ou parlée ne peuvent plus se considérer comme touchant leurs seuls lecteurs dans un monde de diffusion mondiale instantanée. Pierre Desproges disait ”on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui” je crois qu’aujourd’hui les médias touchent n’importe qui. Alors doivent-ils continuer sans conscience à rire de tout?

    Il est des domaines ils savent s’interdire de diffuser leurs informations, notamment en cas de scène insoutenables, ce n’est pas toujours la loi qui les en empêche. On ne supporterait pas de voir des scènes de décapitation par exemple, mais pourquoi n’a-t-on à ce jour trouvé aucun journaliste pour en rire? De même pour les génocides de la seconde guerre mondiale? Y aurait-il une hiérarchie dans les sujet ”satirables”?

    Hormis les extrémistes qu’aucune loi ne fera frémir, est-il inconvenant de penser qu’un vrai croyant, quelle que soit sa religion, puisse mal vivre le dénigrement de ce qui constitue ses valeurs spirituelles? je me pose d’autant plus la question que je ne suis impliqué en religion. Ceux-la ne demandent pas (encore) l’application de la charia ou d’autres systèmes punitifs, mais qui les écoute?

    Seul un vrai développement des conditions de tolérance, de compréhension mutuelle et de fraternité pourrait faire que toutes les masses modérées rient ensemble de leur propres blasphèmes.

  6. FRERE José dit :

    je suis entièrement d’accord avec le commentaire de John.
    Par ailleurs, même nos hommes d’état en tant qu’institution sont brocardés à longueur de temps; il faudrait que les journalistes se dotent d’une charte, l’information et la désinformation font partie de notre culture démocratique, l’auto censure n’est pas acceptée et pourtant je rejoins Jean-claude sur le principe même de la vie en société qui passe par le respect des autres, mais cela les « anar » qui ont pris le pouvoir médiatico-politique ne l’entendent pas de cette oreille…

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